Législatives en France

Majorité absolue pour Macron, mais abstention massive

18 Juin 2017 Par Thierry Raizer
Assemblée nationale en France
C’est un nouveau chapitre de la politique française qui s’ouvre ce dimanche soir. (Photo: Licence CC)

Le second tour des élections législatives en France donne le parti du président de la République gagnant, mais en recul par rapport aux prévisions. L’abstention dépasse 56%.

Comme au premier tour organisé dimanche dernier, l’abstention au second tour des élections législatives en France atteint des niveaux historiques, et grimpe même à 56,6%, selon les données du ministère de l’Intérieur français à 17 heures. Il y a une semaine, ce taux était de 51,29%.

Ce second tour a confirmé la tendance observée la semaine dernière, à savoir une majorité absolue pour La République en marche. Le parti du président de la République récolte ainsi entre 355 et 360 sièges, selon les premières estimations diffusées à 20 heures par les médias français. Une victoire nette, mais moins prononcée que les projections qui tablaient sur 400 à 455 sièges.

Les Républicains limitent la casse avec 130 sièges. La droite devient donc la première force d’opposition dans une Assemblée nationale française profondément recomposée. Le parti d’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, comptabilise ainsi 28 sièges. Le parti socialiste et ses alliés récoltent 46 sièges, à un niveau historiquement bas. Quant au Front national, il pointe à 6 sièges.

Mise à jour le 19 juin à 7h44

•  Les Républicains et le Modem obtiendraient 350 sièges,

•  La droite (Les Républicains et les centristes de l’UDI) obtiendrait 130 sièges,

•  Le Parti socialiste et ses alliés radicaux de gauche totaliseraient 33 sièges,

•  La France Insoumise et le Parti communiste 27 sièges

•  Le Front national disposerait de 8 sièges.

(Re)construction en cours

Cette victoire d’Emmanuel Macron ouvre la voie à un double agenda politique. Celui du président de la République, qui devra mettre en place rapidement ses premières promesses de campagnes s’il veut rester crédible. Les cadres de son parti devront également composer avec de nombreux novices en politique, en assurant la cohérence de leur groupe politique composé de plusieurs influences.

L’autre agenda est celui des partis dits traditionnels et des forces politiques dans leur ensemble, qui devront s’interroger sur le désamour des Français pour cette élection. Pour Les Républicains, la question du leadership assuré ad interim par François Baroin se pose d’ores et déjà, après l’échec de François Fillon à la présidentielle. Du côté du Parti socialiste en déliquescence, une direction collégiale va se mettre en place après la démission annoncée dimanche soir du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis.


Peu d’engouement dans l’Est et au Luxembourg

Comme dans l’ensemble de l’Hexagone, la participation n’a pas été très élevée dans les départements frontaliers du Luxembourg: 31,49% en Meurthe-et-Moselle et 29,34% en Moselle. 

Si les résultats du vote des Français de l’étranger ne sont pas encore disponibles pour la 4e circonscription englobant le Luxembourg, le peu d’engouement visible au Lycée Vauban ce dimanche laisse présager une participation ici aussi très faible.