Marché de l’art

Luxembourg Art Week 2018 ouvre ses portes

08 Novembre 2018 Par Céline Coubray
Alex Reding et Marc Hostert présentent l'édition 2018 de Luxembourg Art Week.
Alex Reding et Marc Hostert présentent l’édition 2018 de Luxembourg Art Week. Photo : Mike Zenari

La quatrième édition de Luxembourg Art Week débute officiellement ce vendredi 9 novembre. Une édition marquée à la fois par la continuité, mais aussi par une belle amélioration de sa qualité.

Alex Reding et son équipe peuvent être satisfaits. Ils ont bien travaillé pour cette quatrième édition de la foire Luxembourg Art Week qui débute ce vendredi à la halle Victor Hugo au Limpertsberg. Les exposants sont arrivés depuis mardi après-midi et la quasi-totalité des stands est désormais prête. Au total, ce sont 50 galeries qui participent à ce long week-end consacré à la vente d’art au Luxembourg.

«Près d’un tiers de nos exposants sont du Luxembourg, ce qui est une proportion de nationaux comparable aux autres foires comme à Paris ou Bruxelles», précise le galeriste Alex Reding à l’initiative de cet événement. On retrouve le même partage des exposants que les autres années, entre «Positions» pour les galeries établies qui sont 32 cette année, et «Take Off» dédié à la scène émergente avec 18 jeunes galeries ou associations d’artistes, cette dernière section étant soutenue par le ministère de la Culture pour leur permettre d’exposer à la foire à prix raisonnable.

«Par contre, nous n’avons plus de limite de prix de vente pour les œuvres de «Take Off» comme nous avons pu le avoir les années précédentes», souligne Alex Reding.

Dans la halle Victor Hugo, les derniers préparatifs sont en cours. (Photo: Mike Zenari)Un stand encore en montage. (Photo: Mike Zenari)Vue générale de Luxembourg Art Week. (Photo: Mike Zenari)

Des améliorations à plusieurs niveaux

La circulation entre les stands a été revue, ce qui améliorera certainement la fluidité des visiteurs. La partie accueil est aussi réaménagée pour devenir plus conviviale, avec l’exposition «Class Trip» réalisée par le Casino Luxembourg sur la jeune scène berlinoise.

Parmi les nouvelles galeries internationales, notons, entre autres, la présence de la Galerie Anne Barrault de Paris, de Jarmuschek + Partner de Berlin et d’Espace À Vendre de Nice, ce dernier présentant des œuvres de Filip Markiewicz, dont la première peinture réalisée par cet artiste luxembourgeois, et des travaux d’Emmanuel Régent qui méritent attention.

On soulignera que, dans l’ensemble, les stands ont gagné en qualité de présentation, avec des œuvres équilibrées au niveau de la qualité, des médiums, des formats, des prix. Si le niveau était déjà bon les années précédentes pour «Positions», c’est surtout la partie «Take Off» qui gravit une marche. De plus, les amateurs d’art pourront aussi bien trouver une sculpture de Raymond Hains à 85.000 euros (Valerius Art Gallery) qu’un multiple de Robert Barry à 850 euros (Galerie 8 + 4).

Vue du montage de l'exposition Class trip. Photo : Mike ZenariVue d'une oeuvre d'Emmanuel Régent sur le stand d'Espace à Vendre. Photo : Mike ZenariStand de la galerie 8+4. Photo: Mike Zenari

En parallèle des stands de galeries, Luxembourg Art Week propose un programme culturel étoffé qui place l’événement comme plate-forme pour toute la scène artistique luxembourgeoise, et pas uniquement pour les galeries. Le programme VIP permet aux collectionneurs qui se déplacent de l’étranger de participer à un tour guidé des institutions, à savoir le Mudam, le Casino Luxembourg et le Centre Pompidou-Metz, et un programme de conférences ponctue les trois jours de foire (nous y reviendrons plus en détail dans un article ultérieur, ndlr).

Le CAL devient plus contemporain

Conformément aux autres années, le Cercle artistique de Luxembourg, qui a célébré cette année ses 125 ans, tient son salon annuel au Tramsschapp voisin. Sur 115 dossiers remis, le jury a sélectionné 40 artistes pour présenter leur travail jusqu’au jeudi 15 novembre. «Les artistes retenus cette année ont suivi l’appel du jury de l’année dernière qui les invitait à présenter des œuvres plus contemporaines.

Le résultat s’en ressent dans cette édition du salon, avec par exemple des œuvres en néons, plus de photographies, ou encore des installations», explique Marc Hostert, président du CAL. Vendredi soir, le lauréat du Prix Pierre Werner sera dévoilé et récompensera un artiste qui n’est pas nécessairement membre titulaire du CAL. Depuis cette année, le lauréat pourra bénéficier, en plus de la dotation de 2.500 euros, d’une exposition monographique à la Galerie Schlassgoart à Esch-sur-Alzette.

Preview (sur invitation) jeudi 8 novembre.

Vernissage public vendredi 9 novembre à partir de 18h.

Tous les renseignements pratiques sur www.luxembourgartweek.lu.