Luxaviation soigne sa marque
La compagnie d’aviation d’affaires poursuit le travail autour des valeurs communes partagées par ses 1.700 employés.
Patrick Hansen nous accueille chaleureusement, avec le sourire. Le cofondateur et CEO de Luxaviation se présente comme premier ambassadeur des valeurs d’un groupe qui n’a cessé de croître depuis les premiers vols en 2009, au gré de différentes acquisitions. D’où le besoin de définir une culture d’entreprise partagée par quelque 1.700 employés répartis sous différentes latitudes. «Nous avons travaillé avec le Ritz-Carlton autour de notre approche pour nos employés, nos partenaires et nos clients, déclare Patrick Hansen.
Nous voulons opérer à travers le monde avec le même niveau de service et de qualité.» Itérative, la démarche lancée en novembre 2015 et présentée à l’été 2016 est un «processus permanent», note Patrick Hansen. Les équipes reçoivent quotidiennement des briefings autour des valeurs de l’entreprise. Le partage de l’expérience et du métier de l’autre permet également une meilleure compréhension des impératifs de chacun, à l’image de l’écoute nécessaire des besoins de clients d’affaires.
Poids économique
Avec une moyenne de 55 vols par jour en 2017, Luxaviation concentre son top 10 des destinations sur l’espace européen. Singapour, Le Cap et Johannesbourg y figurent aussi grâce à l’activité d’Execujet. La société rachetée en 2015 conserve sa propre identité visuelle, elle vient d’ajouter un avion à son catalogue, un Bombardier Challenger 350, basé à Nairobi, au Kenya. Un appareil qui inaugure la récente autorisation d’opérer (AOC) délivrée par les autorités de Saint-Marin, où il est enregistré.
Cette AOC «offre aux propriétaires de jets d’affaires et d’hélicoptères une solution supplémentaire pour l’enregistrement des aéronefs, la gestion des actifs et l’exploitation commerciale», précise le communiqué diffusé par Luxaviation début mars. «Nous disposons de 15 AOC à travers le monde, elles répondent aux souhaits des propriétaires, qui préfèrent souvent s’enregistrer en fonction de leur pays d’origine ou disposer d’une base offrant des solutions flexibles», ajoute Patrick Hansen. Saint-Marin fait partie de la deuxième catégorie en ayant adapté ses procédures et sa réglementation pour développer le secteur de l’aviation d’affaires.
Compte tenu de notre taille, nous devrons rechercher des sociétés plus grandes
Patrick Hansen, CEO de Luxaviation
Après une vague d’acquisitions, Luxaviation consolide donc sa marque et sa visibilité, sachant que la prochaine opération se fera à une autre échelle. «Compte tenu de notre taille, nous devrons rechercher des sociétés plus grandes, ce qui demande des ressources financières et une due diligence différentes», estime Patrick Hansen.
Luxaviation complétera prochainement son expérience client par une ambiance olfactive. Pour son équipe, le groupe vient d’ouvrir sept chambres au Findel au sein du site Airfield, l’ancien pavillon de chasse de la famille grand-ducale.

