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Luxair ajoute des vols face aux low cost

16 Juin 2017 Par Thierry Raizer
Adrien Ney, Luxair
Adrien Ney se montre satisfait du travail des équipes, dans un contexte délicat pour les compagnies indépendantes. (Photo : Sebastien Goossens)

La compagnie aérienne nationale a souffert en 2016 d’un contexte international tendu et de la perte de deux routes: Francfort et Munich. Elle envisage une augmentation des fréquences face aux low cost.

Luxair reste, avec 1,8 million de passagers sur les 3 millions qui ont décollé depuis le Findel l’an dernier, leader au Luxembourg. Mais les nouvelles compagnies qui sont arrivées depuis quelques années grignotent petit à petit cette position.

«La concurrence est là, par exemple avec easyJet, qui effectue 19 rotations», déclare Adrien Ney, CEO de Luxair, qui présentait son bilan d’activité 2016 ce vendredi.

Le succès des compagnies low cost en Europe est naturellement sur le radar de la compagnie nationale, qui apportera comme une augmentation – à la rentrée prochaine – des fréquences de vols vers des destinations porteuses: «Cela sera un combat rude, un combat de long terme», ajoute Adrien Ney. 70 rotations sont effectuées par des compagnies low cost ou à bas prix depuis le Findel (easyJet, Vueling, Hop!, Flybe, Ryanair, Volotea).

La situation politique et sécuritaire dans certains pays en Afrique du Nord et, par conséquent, l’attrait des voyageurs pour d’autres destinations en Europe ont été déterminants dans l’activité de LuxairTours. Le tour-opérateur termine tout de même avec un solde positif de 2,2 millions d’euros (contre 3,9 millions pour 2015).

La fin de Francfort pèse

Le résultat d’exploitation de Luxair Group souffre dans ce contexte, pour pointer à -1,1 million d’euros, contre 1,8 million d’euros en 2016.

«Notre priorité est une augmentation du revenu», note Adrien Ney. «Nous devons être réalistes, nous sommes la seule compagnie aérienne nationale et régionale indépendante, alors que nos concurrentes dépendent de grands groupes.»

L’activité airline a souffert en particulier l’an dernier, avec un résultat d’exploitation à -8,8 millions l’an dernier (contre -3,6 millions en 2015). La concurrence sur la destination de Munich et la perte de Francfort figurent parmi les raisons principales de ce résultat.

L’effet Lux-Airport

À l’inverse, les services de handling se portent bien, puisque le résultat de cette branche d’activité de Luxair passe de 2,6 millions de résultats opérationnels en 2015 à 3,7 millions l’an dernier.

Luxair bénéficie donc pleinement de la présence de compagnies qui sont, par ailleurs, concurrentes.

Nous résistons, car nous sommes actifs.

Adrien Ney, CEO de Luxair

2017 risque d’être à nouveau une année compliquée pour Luxair, qui devra composer avec une incertitude supplémentaire, en provenance du Brexit. Signe d’espoir pour la compagnie, le nombre de passagers a augmenté de 7% entre janvier et mai 2017.

«Nous résistons, car nous sommes actifs, nous ne sommes pas passifs pour conserver et gagner de nouveaux passagers», ajoute Adrien Ney.

Luxair compte ainsi sur une croissance de 4% pour cette année, et poursuivra ses investissements, notamment à destination de la branche Cargo. D’ici 2020, la compagnie a prévu d’investir quelque 200 millions d’euros sur l’ensemble de ses activités pour rester compétitive.