Dans le Land

L’oligopole des 36

06 Septembre 2018 Par d'Lëtzebuerger Land
Couverture du Land
Dans ce numéro, le Land revient sur le bilan du ministre des Finances, Pierre Gramegna. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, les journalistes du Land se sont penchés sur le projet de loi portant réforme du notariat.

Dans son édition de cette semaine, le Land explique comment les 36 notaires luxembourgeois ont réussi à cimenter leur oligopole et à assurer leur rente sur le boom démographique, immobilier et offshore. Le lecteur y trouvera une analyse du projet de loi portant réforme du notariat déposé par le ministre de la Justice, Félix Braz (Déi Gréng), il y a quelques mois. Et une critique de l’influence politique démesurée d’un petit lobby de notables.

Bilan d’un directeur de la Chambre de commerce au ministère des Finances: neutralisé

De McKinsey, en passant par LuxLeaks et le référendum, jusqu’à la réforme fiscale – que Pierre Gramegna (DP) n’a pas réussi à démanteler –, le système de transferts sociaux comme souhaité par ses anciens collègues issus de l’écosystème autour de la Chambre de commerce s’explique par plusieurs raisons. D’un côté, il s’est mis à l’écart lui-même. De l’autre, les décisions ne furent plus les siennes. Que ce soit en matière de Standortpolitik fiscale ou de politique budgétaire, il a dû s’incliner devant les nombreuses pressions, externes comme internes.

Aux élections: patients enragés

Les législatives approchant, l’Association des médecins et médecins dentistes (AMMD) prépare une action qui devrait démarrer bientôt. Tout ce qui est sans tarif dans la nomenclature des actes et services des médecins, et qui est facturé jusqu’à présent par une «analogie», ne pourra plus l’être. Conséquence: le patient ne bénéficiera pas d’un remboursement par la CNS. Selon une récente lettre du conseil d’administration de l’AMMD, que le Land a pu se procurer, le patient «ne doit pas être remonté contre le médecin, mais contre l’assureur». En réalité, ce n’est pas à la CNS que l’action s’adresse, mais à la politique, l’AMMD comptant sur le «bon sens des politiciens». Dans le pire des cas, cependant, l’action pourrait coûter très cher aux patients, notamment pour un traitement dans un hôpital.