Crise en Espagne

L’ex-président catalan libéré sous conditions

05 Novembre 2017 Par Paperjam.lu
Carles Puigdemont sur la RTBF
Carles Puigdemont est disponible pour les élections du 21 décembre, pour lesquelles il pourrait faire campagne depuis l’étranger. (Photo: RTBf / capture d'écran JT)

Sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, le président catalan destitué, Carles Puigdemont, s’est rendu dimanche à la police à Bruxelles où il séjourne. Il a été libéré sous conditions dans la soirée.

Carles Puigdemont, le président destitué de la Catalogne qui est en exil à Bruxelles depuis le lundi 30 octobre, s’est rendu à la police belge de son propre chef. Accompagné de ses quatre conseillers, il a été placé en garde à vue ce dimanche 5 novembre à 9h17. Le juge d’instruction en charge du dossier avait 24 heures pour décider de les placer en détention ou de les libérer sous conditions.

C’est cette dernière option qui a été choisie dimanche très tard dans la soirée. Le temps pour la justice belge de trancher quant au mandat d’arrêt européen dont font l’objet Puigdemont et ses conseillers.

Dans ce délai de 15 jours dont dispose la justice belge, les décideurs catalans ont l’interdiction de quitter le territoire belge sans l’accord du juge d’instruction. Ils doivent résider à une adresse fixe et ont l’obligation de se présenter personnellement à toutes les convocations de la justice belge.

«Nous sommes prêts à collaborer pleinement avec la justice belge après l’émission du mandat d’arrêt européen par l’Espagne», avait déclaré samedi Carles Puigdemont, sur Twitter. 

Le leader indépendantiste catalan a souligné vendredi soir lors d’une interview à la télévision publique belge francophone, la RTBF, qu’il était prêt à se mettre à disposition d’une «vraie justice». 

Potentiellement candidat pour les prochaines régionales

Si la justice belge valide le mandat d’arrêt européen, une procédure s’ouvrira durant laquelle Carles Puigdemont pourra faire appel. La décision sur l’exécution du mandat d’arrêt européen doit être prise dans les 60 jours suivant l’arrestation. Si tous les recours sont utilisés par la personne concernée, la procédure peut prendre jusqu’à trois mois.

Autre échéance, sur le plan politique cette fois: les élections régionales organisées le 21 décembre en Catalogne pour lesquelles le leader indépendantiste a indiqué être «disposé» à être candidat, en faisant campagne depuis l’étranger, selon ses dires.

Une situation pour le moins complexe qui n’a pas empêché son parti, le Parti démocrate européen catalan (Pdecat), de lui renouveler sa confiance en voulant le placer en tête de liste.