Dubaï 2020 13/19

«L’Espace dans le sable»

10 Août 2017 Par Céline Coubray
L’acier produit au Luxembourg reviendra au Luxembourg et le sable emprunté à Dubaï restera à Dubaï.
L’acier produit au Luxembourg reviendra au Luxembourg, et le sable emprunté à Dubaï restera à Dubaï. (Illustration: PAT.- Buonomo Veglia- De Ferrari)

Suite à l’appel à projets pour le pavillon luxembourgeois à l’Exposition universelle de Dubaï en 2020, 19 projets ont été soumis. Si Metaform a remporté la consultation en collaboration avec The Space Factory, 18 autres candidats avaient également proposé un projet qu’Archiduc.lu vous présente dans cette série. Aujourd’hui, le projet mené par l’association momentanée PAT.-Buonomo Veglia-De Ferrari, en collaboration avec Open Door/Studio Azzurro pour la scénographie.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de votre projet?

«Expression pure d’un processus circulaire, l’extérieur est un prisme rectangulaire construit à partir de deux ressources évocatrices: l’acier du Luxembourg et le sable de Dubaï. L’acier pour une toiture offrant beaucoup de lumière, démontable et recyclable. Du sable pour remplir des ‘big bags’ en BoPET, qui deviennent la ‘maçonnerie’ géante des parois. Utilisés pour transporter les débris des chantiers, les ‘big bags’ sont ici le moyen de bâtir et le symbole du déchet qui devient ressource. Le BoPET (Mylar) est un film polyester métallisé, utilisé pour protéger thermiquement les satellites. Son image, liée au secteur aérospatial, si important pour l’économie du Luxembourg, est introduite à l’intérieur.

L’histoire et l’avenir du Luxembourg sont présentés dans une mosaïque de films et de moments emblématiques avec des images enveloppantes, dont certaines arrivent directement des satellites en orbite autour de la Terre.

Quelle est la caractéristique principale de votre scénographie?

«Un espace de la perception ordonnée et régulière accueille avec surprise l’arrivée d’un monde qui se révèle aux observateurs dans un scénario continu d’images lumineuses. C’est un moment spécial qui célèbre, dans une atmosphère de suspension, dans un climat d’action ralenti indéfiniment par magie, un événement encore en gestation, pas encore conclu. Le monde qui plane d’en haut n’a pas encore pris une position finale, il est sur le point de toucher le sol, mais pas encore. La distance qui le sépare de la surface du sol, grâce à la présence inattendue d’un grand miroir convexe, placé au-dessous, permet de l’observer une fois de plus, d’un point de vue privilégié, avant la fin de la descente, dans l’intégralité de son mouvement.

En quoi votre projet répond-il à la question de l’économie circulaire?

«Un système de construction modulaire à sec est le système le plus performant du point de vue des principes de l’économie circulaire (et du recyclage). On peut envisager deux types de réversibilité: la construction et la démolition sur place, sans modification ni perte de matière, et la construction par pièces démontables et la reconstruction dans un autre milieu avec la même ou une autre fonction.

Le pavillon du Luxembourg sera constitué de peu de matériaux, locaux et naturels ou recyclables: acier et sable.»

Fiche technique


Titre du projet: «The Space in the Sand/L’Espace dans le sable»
Architectes: PAT./Buonomo Veglia/Studio De Ferrari

Scénographes: Open Door/Studio Azzurro

Ingénieurs: Buonomo Veglia/Mario Grosso/BuroHappold

Surface envisagée: 2.166
m2 
Budget estimé: 5.700.000€ + scénographie et audiovisuels

Lire l’interview en entier et voir plus de photos sur Archiduc.lu.