Bilan annuel

Les ventes de carburant en hausse en 2017

28 Juin 2018 Par Jean-Michel Lalieu
La bonne santé de l’économie a relancé la distribution des carburants. (Photo: Maison Moderne / Archives )

Les ventes de carburant sont reparties à la hausse en 2017. Selon le Groupement pétrolier luxembourgeois, il s’agit d’une conséquence de la bonne conjoncture. Les distributeurs du pays se préparent aussi à des modifications de l’affichage dans les stations-service.

La conjoncture économique étant favorable, les ventes de carburant sont reparties à la hausse, a indiqué ce jeudi le Groupement pétrolier luxembourgeois. Et ce malgré tous les efforts pour diminuer la production de CO2.

En 2017, sur le marché luxembourgeois, les ventes de produits pétroliers ont progressé de 4,9%. Les carburants routiers (essence et diesel) ont vu leur demande s’accroître de 3,6%, alors que le mazout de chauffage recule de 1,8%.

Mais la grande progression vient surtout du marché aérien, avec une augmentation des ventes de kérosène de 12,9% sur un an.

Le secteur pétrolier a transféré 1 milliard d’euros sous forme de taxes et accises.

Romain Hoffmann, président du GPL

«Au cours de l’année 2017, le secteur pétrolier a donc transféré 1 milliard d’euros sous forme de taxes et accises», note Romain Hoffmann, président du Groupement pétrolier luxembourgeois (GPL).

Dans ce marché toujours important pour le pays, une étude récente avait calculé que le «tourisme à la pompe», qui concerne les habitants des pays voisins qui viennent au Luxembourg avec l’intention de remplir leur réservoir, représente moins de 10% du total des ventes.

Par contre, dans les stations autoroutières, le transit par le Luxembourg des camions étrangers représente 50% des ventes. «Mais même si nous décidons d’augmenter les prix, ce transit restera le même», estime Paul Kaiser, vice-président du GPL. Selon les statistiques disponibles, 30% à 35% des camions qui entrent sur le territoire en profitent pour faire le plein.

Nouveaux sigles

Le groupement des distributeurs de carburant a aussi profité de son bilan annuel pour annoncer des changements au niveau de l’information dans les stations-service. Suite à une nouvelle norme obligatoire en Europe dès octobre prochain, les pétroliers seront obligés d’harmoniser les dénominations à la pompe. L’idée est d’éviter la confusion selon la langue du pays.

Les anciennes appellations resteront probablement – «ce sera au choix de chaque acteur», précise Romain Hoffmann –, mais il faudra en tout cas ajouter sur la pompe ou sur le pistolet les sigles «E» pour essence et «B» pour diesel.

Il faudra également ajouter le pourcentage de bioéthanol/biodiesel compris dans le carburant. On verra donc des sigles «E5» ou «B10» selon cette proportion.

Enfin, pour atteindre ses obligations en matière d’énergies renouvelables, le Luxembourg introduira en janvier prochain le carburant Super 95 «E10», incluant donc 10% de bioéthanol. «Nous augmentons cette proportion de bioéthanol uniquement sur la Super 95, mais elle représente 85% des ventes d’essence», explique encore le président du groupement. Pour la Super 98, cela pose des problèmes techniques pour préserver le taux d’octane.