Bourse de Luxembourg

Les sociétés cotées soumises à des exigences de RSE

28 Mars 2018 Par Jean-Michel Lalieu
Bourse de Luxembourg
La Bourse de Luxembourg prend les devants en matière de RSE pour les entreprises cotées. (Photo: Matic Zorman)

La Bourse de Luxembourg intègre des exigences en matière de RSE dans son code de gouvernance à l’intention des sociétés luxembourgeoises cotées.

La Bourse de Luxembourg vient de revoir pour la troisième fois son code de gouvernance d’entreprise destiné aux sociétés de droit luxembourgeois présentes sur le marché réglementé. L’intérêt de cette quatrième version – en 11 ans – est qu’elle intègre désormais des obligations en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

«Après avoir créé le Luxembourg Green Exchange fin 2017, l’ajout de ces mesures nous semblait aller de soi», précise Maurice Bauer, secrétaire général de la Bourse de Luxembourg. «Il existe une réelle volonté de notre part que les entreprises cotées rendent compte de leurs responsabilités en cette matière.»

Le nouveau code de gouvernance comprend désormais 10 principes (mission du conseil d’administration, reporting financier, droits des actionnaires, et désormais RSE) que les sociétés cotées doivent veiller à respecter.

«En matière de RSE, nous estimons essentiel que les investisseurs puissent connaître les actions entreprises par ces sociétés afin de pouvoir prendre des décisions en bonne connaissance de cause», insiste Maurice Bauer.

Les investisseurs doivent pouvoir connaître les actions entreprises par les sociétés cotées en matière de RSE.

Maurice Bauer, secrétaire général de la Bourse de Luxembourg

La révision du code de gouvernance a été entamée il y a plus d’un an par un groupe de travail composé de représentants des sociétés listées à Luxembourg et de responsables de la Bourse de Luxembourg.

«L’accueil des nouvelles exigences en matière de RSE a été très favorable jusqu’à présent», poursuit le secrétaire général. «Comme il est d’application depuis le 1er janvier 2018, les entreprises concernées ont un an pour se mettre en ordre avant un premier rapport en 2019.»

La Bourse publiera aussi, de son côté, un rapport sur la bonne application de ces principes. «C’est en quelque sorte une première», conclut Maurice Bauer. «Beaucoup de sociétés de bourse émettent des guidances, mais chez nous, ces principes sont désormais obligatoires.»