Concours

Les demi-finalistes des Fintech Awards 2018 connus

13 Juin 2018 Par Jonas Mercier
L’année dernière, c’est la regtech chypriote AIFMaps qui avait remporté le grand Prix.
L’année dernière, c’est la regtech chypriote AIFMaps qui avait remporté le Grand Prix des Fintech Awards 2017. (Photo: Anthony Dehez / archives)

Le jury du concours organisé par la Lhoft et KPMG a présenté mardi les 15 start-up qui participeront aux demi-finales de l’événement, le 20 juin. Neuf pays sont représentés, dont le Luxembourg, avec trois start-up.

Il y en avait 192 en lice, venues de 41 pays. Seulement 15 ont été retenues. Autant dire que le travail du jury de cette troisième édition des Fintech Awards a été titanesque. «Je peux vous dire que nous avons eu de nombreuses discussions», confie dans un communiqué Pascal Denis (KPMG), le président du jury.

Résultat, une sélection de «haut calibre» qui promet des pitchs très intéressants. «La diversité des secteurs d’activité représentés, ainsi que la diversité géographique des participants démontrent la dimension internationale des Fintech Awards et l’attrait indiscutable du Luxembourg en tant que hub de la technologie financière», se félicite Nasir Zubairi, le CEO de la Lhoft.

Trois Luxembourgeoises dans la liste

Voici la liste des 15 finalistes:

À celles-ci s’ajoutent les trois Luxembourgeoises qui, bien que discrètes, commencent à se faire un nom dans l’industrie financière.

  • BitValley – La start-up s’est d’abord appelée BitBank, avant que la Commission de surveillance du secteur financier ne lui demande de changer de nom, car elle n’est pas une banque. Aujourd’hui, elle utilise la blockchain pour développer l’outil Ibisa, dont l’objectif est de créer une mutuelle d’assurance pour les petites communautés rurales du monde entier, sans l’intervention d’un assureur.
  • Apentis – À cheval sur le Luxembourg et la Pologne, Apentis est experte dans la définition de procédures de gestion de risque adaptées aux meilleures pratiques du secteur des fonds et de la réglementation.
  • Algoreg – La regtech propose une solution anti-blanchiment (AML) pour les entreprises réglementées telles que les banques, les fonds d’investissement, les compagnies d’assurances ou les prestataires de services de paiement. Elle vient d’être sélectionnée pour participer à un stage intensif en Californie, organisé par la société de capital-risque américaine BootstrapLabs.

50.000 euros à la clé

Le 20 juin au matin, chacune des 15 start-up aura l’occasion de pitcher devant le jury, qui sélectionnera sept finalistes. Celles-ci recevront alors des conseils personnalisés dans l’après-midi pour perfectionner leur présentation. Une nouvelle session de pitchs sera organisée dans la soirée.

Le grand vainqueur remportera un chèque de 50.000 euros. Quatre autres prix seront distribués, dont un récompensant le meilleur talent féminin et un autre le meilleur projet d’inclusion financière.

C’est la regtech AIFMaps, en provenance de Chypre, qui est devenue la fintech de l’année en 2017. Un an plus tôt, c’est Governance.io qui avait obtenu ce titre.