Avis de la Banque mondiale

Les cryptomonnaies, ces nouveaux «systèmes de Ponzi»

08 Février 2018 Par Jean-Michel Hennebert
Cryptomonnaies
C’est désormais au tour de la Banque mondiale d’exprimer publiquement ses réserves quant aux cryptomonnaies. (Photo: Licence C.C.)

Pour Jim Yong Kim, directeur de la Banque mondiale, l’attrait de plus en plus fort qu’exercent le bitcoin et autres monero ou ethereum, ne serait que la dernière déclinaison en date d’un montage financier frauduleux.

Après Warren Buffet, la Banque centrale européenne ou bien encore l’Autorité des marchés financiers en France, c’est désormais au tour de la Banque mondiale d’exprimer publiquement ses réserves quant aux cryptomonnaies.

Si Jim Yong Kim, cité jeudi par Bloomberg, assure que l’institution internationale en charge du financement de projets de développement «est en train d’examiner» la possibilité d’utiliser le bitcoin ou d’autres monnaies virtuelles, il s’est montré plus prudent quant au phénomène dans son ensemble. Puisqu’il considère que «la grande majorité des cryptomonnaies sont essentiellement des systèmes de Ponzi».

Contre-performance depuis début 2018

Autrement dit, des montages financiers frauduleux consistant à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. Une méfiance qui ne concerne en revanche pas la technologie blockchain, considérée comme «un espoir» notamment dans les pays en développement où elle pourrait être utilisée pour «suivre les fonds plus efficacement». Et donc réduire potentiellement la corruption.

Pour rappel, depuis le début de l’année, le cours du bitcoin, principale monnaie virtuelle, a perdu la moitié de sa valeur. Une contre-performance que certains acteurs, notamment au Luxembourg, appellent à relativiser, la monnaie virtuelle continuant, selon eux, à «offrir des rendements hors du commun».