EXPERTISES - THOUGHT LEADERSHIP

Les conséquences à venir du changement démographique

08 Novembre 2018 Par Fidelity International Luxembourg
 Crédit Photo: Fidelity International

Le monde en 2040 sera très différent de celui de 2006. C’est surtout la structure de la population qui aura radicalement changé avec de considérables répercussions sur les finances personnelles. 

Ces changements vont remettre en question des hypothèses autrefois considérées comme immuables. Les niveaux à long terme des impôts, des retraites, de la croissance économique et des performances des actifs pourraient être profondément modifiés, de façon négative. Mais, il existe encore des solutions.

La démographie figure au cœur de la transformation. L’évolution de la structure de la population va provoquer un changement cataclysmique et les choix de vie personnels détermineront si l’avenir de chacun sera prospère ou modeste. Le problème, c’est que presque tout le monde vivra plus longtemps. 

Les populations vieillissent

D’ici 2040, un quart des personnes vivant dans des pays à revenu élevé devraient avoir 65 ans ou plus: les progrès de la médecine signifient que l’espérance de vie va continuer d’augmenter. 

L’immigration, qui peut servir de contrepoids à la perspective du vieillissement des populations, tend à diminuer au regard des évolutions des politiques migratoires. La mobilité des travailleurs, autrefois un moyen fiable de combler les pénuries de main-d’œuvre dans les régions, se fait également moindre. Cette situation implique que le ratio de dépendance va augmenter et exercer des pressions accrues sur les actifs qui cotisent pour la génération des retraités. Moins de travailleurs signifie une croissance économique plus faible, ce qui a une incidence directe sur les choix d’investissement.

Des rendements attendus moins élevés

Les performances boursières sont étroitement liées à la croissance, à l’inflation et aux taux d’intérêt. Les performances des actions sont directement affectées par la croissance économique et les obligations par les taux d’intérêt. Il faudra épargner davantage et plus longtemps au regard des rendements attendus moins élevés.

Les personnes âgées hériteront de la terre. Ou du moins, elles la dirigeront.

Les personnes âgées ont tendance à voter plus que les jeunes et, comme elles sont de plus en plus nombreuses, elles vont jouer un rôle plus important sur le résultat des élections. Les seniors privilégient généralement les candidats politiques qui s’engagent à protéger leur mode de vie: pensions de retraite généreuses, services de santé gratuits... Des mesures très onéreuses dans la mesure où les retraités vivent plus longtemps et que les personnes âgées souffrent de maladies coûteuses à long terme comme la démence - la maladie qui progresse le plus rapidement dans les pays à revenu élevé.

Afin de couvrir ces coûts, les gouvernements peuvent décider de 

  • réduire les dépenses liées aux autres services publics et augmenter les impôts. Les deux mesures touchent de plein fouet ceux qui travaillent;
  • augmenter la dette publique afin de combler les déficits budgétaires, ce qui aurait pour effet de reporter les coûts d'aujourd'hui dans le futur et de les faire supporter par la prochaine génération;
  • relever l’âge de la retraite des futures générations et diminuer leurs pensions de retraite.

De nouvelles technologies à la rescousse?

L’adoption de technologies nouvelles pourrait inverser la tendance à la baisse de la croissance économique et offrir de nouvelles opportunités. Internet, le big data, la robotique, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique sont autant de progrès qui soutiendront la productivité de la génération actuelle. Il ne fait aucun doute qu’en 2040, une foule de nouvelles technologies toutes plus époustouflantes les unes que les autres existeront. Mais, un revers de la médaille sera la destruction d’emplois. La question est de savoir si les gains de productivité grâce aux nouvelles technologies et les créations de nouveaux emplois qui en découlent seront plus importants que les pertes d’emplois obsolètes. 

Des solutions existent

Le monde change rapidement et d’innombrables façons qui sont impossibles à suivre, et encore moins à prédire. C’est aux générations actuelles qu’il revient d’organiser certaines des complexités afin que les plus jeunes puissent prendre des décisions plus éclairées en matière d’éducation, de formation, de carrière, de dépenses personnelles, d’épargne, d’investissement...

Il existe des solutions, telles que des stratégies d’investissement innovantes associant différentes classes d’actifs, y compris en dehors des actifs traditionnels (gestion alternative, immobilier…). Les options qui s’offrent sont loin d’être idéales, mais ne pas faire de choix en matière de stratégies d’épargne et d’investissement garantit l’échec. Plus vite on prendra les décisions difficiles, plus vite on pourra être sur la voie de la réussite.

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