EXPERTISES - COACHING EN ENTREPRISE

Les compétences professionnelles du coach ICF

11 Janvier 2018 Par Marie -Anne Salier - Présidente d'ICF Luxembourg
Marie-Anne Salier
Marie-Anne Salier Crédit photo : ICF

Pour l’instant, tout le monde peut s’autoproclamer coach puisque la profession n’est pas réglementée. Il peut dès lors être tentant de se lancer dans le métier avec une vague notion de ce qu’il devrait ou pourrait être, en faisant fi de l’acquisition des compétences et savoir-être indispensables.

En tant que première Fédération Internationale de Coaching, ICF promeut la profession de coach en établissant des normes élevées et donne en surplus accès à une accréditation indépendante à un réseau mondial de coachs (voir détail en annexe).

L’expansion rapide de l’ICF démontre d’ailleurs une reconnaissance mondiale de la valeur procurée par les coachs accrédités par l’ICF.

Afin d’encadrer la profession et de garantir une protection à la fois pour les coaches et leurs clients, ICF a défini un socle minimum de compétences (11 au total) que les coaches ICF doivent démontrer dans leur pratique.

Les coachs membres d’ICF Luxembourg ont suivi un programme de formation en coaching et s’engagent à respecter des normes éthiques rigoureuses regroupées dans le code de déondologie d’ICF, disponible sur le site d’ICF Global.

Selon l’étude de l’ICF intitulée ICF Global Consumer Awareness Study, les clients qui avaient eu recours à un coach accrédité par ICF étaient davantage satisfaits de leur expérience de coaching et étaient prêts à recommander le coaching.

Bien au-delà d’une juxtaposition de techniques et d’utilisation d’outils, le coaching est un processus qui commence par l’établissement de fondations saines et solides qui permettra de co-créer une relation basée sur le respect et la confiance avec le client.

Par sa présence et sa capacité à poser les bonnes questions au moment opportun le coach ouvrira la conscience de son client.

L’impulsion nécessaire apportée par le coach va donner au client l’envie de déployer l’énergie nécessaire au service de son objectif.

Ce dernier s’engagera alors dans les actions qui génèreront le plus efficacement possible les résultats souhaités.

La posture du coach, ses valeurs morales et le respect des directives éthiques font certainement partie des ingrédients majeurs qui permettront de semer les graines de la confiance. La confidentialité du contenu des séances, le référencement à d’autres professionnels (Psychothérapeutes, consultants, mentors….) lorsque nécessaire, la prévention de conflits d’intérêts le cas échéant sont les principes fondamentaux de la déontologie du coach.

(compétence 1)

Lorsque le cadre de la relation de coaching est posé, clair, compris, partagé et matérialisé dans un contrat (dont nous avons détaillé l’ossature dans notre précédent article), chacune des parties connaît la destination et les résultats attendus.

(compétence 2)

Le coaching est un cheminement qui s’inscrit dans le temps et parmi les conditions préalables nécessaires à sa réussite, la « chimie » doit fonctionner entre le coach et son futur client. Ce dernier doit se sentir en confiance avec son coach : si je me sens respecté dans mes perceptions, non jugé sur mon style et mon rythme, j’ose explorer de nouvelles pistes et dépasser mes limites et mes peurs.

Je m’ouvre à ce regard externe et neutre, je peux dans un contexte sécurisé et bienveillant ouvrir les portes des possibles en m’essayant à des options nouvelles.

(compétence 3)

Seul un état de pleine présence engendre une connexion entre le coach et son client qui rend la relation si profonde, le niveau d’écoute et le questionnement si pertinent.

Le coach est à l’écoute de ce qu’il ressent face à ce qui se déroule, ici et maintenant.

C’est la qualité de présence qui fait la différence entre un simple échange et une révélation.

(compétence 4)

Un coach présent écoute au delà des mots, il va reformuler, synthétiser, refléter ce que le client lui rapporte. Il est attentif aux préoccupations de son client et va explorer son univers émotionnel.

(compétence 5)

C’est de cette écoute si fine que surgissent les questions puissantes qui vont faire émerger les prises de conscience.

(compétence 6)

Les questions puissantes donnent matière à approfondissement, notamment grâce à la communication directe ou indirecte du coach. Avec sincérité et authenticité, le coach va donner des signes de reconnaissance et du feed back à son client.

(compétence 7)

Le véritable talent du coach réside dans l’art de créer les conditions propices aux prises de conscience. La nécessité de changer fait alors place à un besoin impérieux de changer et de s’acheminer sans attendre vers les objectifs définis.

(compétence 8)

Les perspectives mises en lumière durant le coaching créent un nouveau départ vers une nouvelle réalité. Quelles sont les options possibles, quelles sont les décisions à prendre, quelles sont les premières actions à poser ?

(compétence 9)

En ayant en point de mire un futur désirable, le coaché va déployer l’énergie nécessaire pour le créer (compétence 10)

En synthèse, le coach participe à la création des conditions qui permettront au client de cheminer vers son objectif, sans imposer des solutions toutes faites. Le client reste auteur et acteur de ses décisions. C’est à lui aussi que revient le mérite de son évolution. (compétence 11).

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