Test de transparence

Les banques luxembourgeoises sur des bases solides

09 Janvier 2018 Par Paperjam.lu
Graphique Paperjam
Les banques du Luxembourg présentent le meilleur taux de fonds propres pour faire face aux crédits. (Photo: Maison Moderne)

Les banques luxembourgeoises résistent correctement aux tests de l’Autorité bancaire européenne. Elles présentent le meilleur taux de fonds propres «durs» et sont confrontées à un faible quota de créances douteuses.

Les banques luxembourgeoises n’ont pas trop de soucis à se faire en termes de fonds propres. Selon une étude parue ce 9 janvier dans le quotidien français Les Échos, elles viennent en tête en termes de fonds propres CET1 dans le dernier exercice de transparence publié par l’Autorité bancaire européenne (ABE) en décembre 2017.

Le ratio de fonds propres CET1 donne le niveau des réserves accumulées par les banques pour faire face aux risques liés à leur portefeuille. À la fin juin 2017, selon le classement établi par Les Échos sur base de ce ratio, les banques luxembourgeoises pointent en pole position avec un taux CET1 de 22,76%.

Pour le Luxembourg, cinq banques figurent à l’exercice de l’ABE: la BCEE, JP Morgan Bank Luxembourg, Precision Capital, RBC Investor Services Bank et State Street Bank Luxembourg. Les banques luxembourgeoises sont suivies d’assez près par les suédoises (21,08%) et les finlandaises (20,17%).

En fin de classement, on trouve les pays du sud de l’Europe: le Portugal (11,52%), l’Italie (11,46%) et l’Espagne (10,59%). La Grèce pointe par contre en neuvième position avec un pourcentage de fonds propres «durs» de 16,25%.

Des crédits solides

Le quotidien français a aussi analysé la part des créances douteuses pays par pays, et il en ressort, ici aussi, un bon score pour les institutions de la place grand-ducale, même si le Luxembourg ne pointe cette fois qu’en quatrième position.

Les créances douteuses, celles qui accusent un retard de plus de 90 jours ou ont peu de chance d’être remboursées un jour, représentent 2,06% du total. Un chiffre proche de celui de l’Allemagne (2,21%), des Pays-Bas (2,49%), de la Belgique (2,99%) ou de la France (3,44%). En dernière position, on trouve cette fois le pôle des banques grecques avec un total inquiétant de 46,54% au 30 juin 2017.