Fédération des artisans

Les artisans confiants en l’Adem

17 Juin 2015 Par Frédéric Antzorn
Adem
83% des entreprises sondées ont déclaré qu’elles feraient appel à l’Adem pour de futures embauches. (Photo: David Laurent / archives)

Les relations entre les entreprises de l’artisanat et l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem) ne sont pas toujours au beau fixe du fait notamment de l’inadéquation entre profils recherchés et candidats proposés. Mais la réforme en cours à l’Adem fait que les recruteurs demeurent optimistes.

La Fédération des artisans a présenté ce mercredi les résultats d’une enquête menée auprès de ses membres, consacrée à leurs relations avec l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem).

Cette enquête avait pour toile de fond le Partenariat pour l’emploi signé entre le gouvernement et l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) qui vise à recruter d’ici trois ans 5.000 demandeurs d’emploi additionnels inscrits à l’Adem.

Sur 2.500 entreprises contactées, 500 ont participé à ce sondage. La plupart sont établies dans le centre et le sud du pays, sont actives dans le domaine de la construction et occupent en moyenne 13 salariés, ce qui représente selon la Fédération des artisans «une structure typique dans l’artisanat».

79% d’entre elles ont recruté – principalement pour des postes de production – de un à cinq salariés au cours de ces 12 derniers mois, qui pour la plupart (56%) étaient des frontaliers embauchés d’abord sur recommandation (67%), plutôt que par le biais de l’Adem (59%), des annonces dans la presse (36%), des sites internet spécialisés (16%) ou des bureaux de recrutement (10%).

Optimisme de rigueur

Sur les relations entre ces entreprises et l’Adem, la Fédération des artisans les jugent tout juste satisfaisantes du fait, à 69%, de l’inadéquation répétée des candidats proposés par l’Agence pour le développement de l’emploi par rapport au profils demandés.

Mais l’optimisme demeure toutefois. Pour 70% des entreprises, un meilleur respect du profil demandé et une meilleure présélection des candidats par l’Adem seraient susceptibles d’augmenter le nombre de demandeurs d’emploi placés, ce à quoi devrait également contribuer la création de centres de formation d’excellence.

Une autre piste est également la mise en place de l’outil informatique – elle est prévue pour cette année encore – qui devrait à l’avenir permettre aux recruteurs de consulter directement la banque de données de l’Adem.

«Cet outil devrait également aider les employeurs à mieux filtrer ceux et celles qui ne sont pas activement à la recherche d’un emploi», note la Fédération des artisans, qui indique par ailleurs que 83% des entreprises ont déclaré qu’elles feraient appel à l’Adem pour de futures embauches.

Et parmi celles qui ne collaborent pas encore, 81% se disent disposées à le faire, sous réserve que l’Agence pour le développement de l’emploi améliore ses services comme elle l’a déjà fait avec la mise en place de son service «employeur» et de sa hotline, de ses aides à l’embauche ou de son programme «Job Elo».