Dans le land

Le prix pour Panama

14 Juin 2018 Par Paperjam.lu
Cette semaine, le Land aborde notamment le projet d’extension du tram. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, les journalistes du Land se penchent sur Nordea et son implication dans les Panama Papers.

La direction de Nordea et les syndicats sont parvenus à un accord sur un plan social mercredi devant le conciliateur. Quand Nordea a annoncé vouloir se retirer de l’activité de banque privée à Luxembourg en janvier, les raisons ne furent pas immédiatement évidentes. Car la filiale luxembourgeoise dégageait des bénéfices, elle était et reste toujours rentable. Mais par son implication dans les Panama Papers, elle avait créé des gros ennuis avec le régulateur suédois et nui à l’image du groupe sur son marché scandinave. Depuis, Nordea cherche à trouver des solutions peu coûteuses pour assurer des contrôles efficaces de ses clients. La banque nordique n’est pas la seule qui semble avoir conclu que les coûts et les risques associés à l’activité de banque privée à Luxembourg ne valaient plus la peine. En parallèle aux annonces de nouvelles banques venant de Chine et des acteurs britanniques développant leurs activités au Grand-Duché en vue du Brexit, un mouvement de consolidation s’est accéléré dans le secteur de la banque privée où disparaissent les petits acteurs avec peu d’actifs sous gestion. Les syndicats cherchent une manière d’accompagner ce mouvement.

“‘t ass dach alles flott”

«La nouvelle coalition était peut-être un peu trop impétueuse à ses débuts», jugea le président du groupe parlementaire socialiste Alex Bodry dans son interview très remarquée, cette semaine sur le site Reporter.lu. Ce côté remuant, Maggy Nagel, la Première ministre de la Culture libérale de ce gouvernement Bettel/Schneider/Braz, l’incarna avec fougue et témérité. Or, le milieu culturel, pourtant politiquement plutôt au centre-gauche, ne lui pardonna jamais ses mesures radicales des débuts. À tel point que même le remaniement ministériel, en 2015, remplaçant Nagel par le duo Xavier Bettel et Guy Arendt à la Culture, n’apaisa pas les choses. Car le changement de coalition de 2013, pour un gouvernement DP/LSAP/Déi Gréng, avait été perçu comme la promesse d’une avancée progressiste, en matière sociétale, mais aussi culturelle – promesse non tenue. Avec son bilan des «cinq années perdues» du DP à la culture, le Land entame cette semaine une nouvelle série d’articles en vue des législatives d’octobre: les bilans politiques des 18 membres du gouvernement.

Vive le tram!

Il y a quinze ans déjà, une nouvelle liaison ferroviaire entre la capitale et Esch-sur-Alzette a été promise par le ministre responsable de l’époque, Henri Grethen (DP), et le légendaire concept «IVL» tablait également sur sa réalisation. Lundi dernier, François Bausch, ministre vert du Développement durable et des Infrastructures, a pour sa part présenté le concept d’un «tram express» qui relierait, à partir de l’année 2028 peut-être, d’abord Luxembourg-ville à Foetz et irait, sept ans plus tard, jusqu’à Belval. Certes, il reviendra au prochain gouvernement de décider la réalisation de cette idée. Mais il y a de fortes chances que cela se concrétise. Car cette approche d’élargir le tram au-delà de la capitale est également une tentative de compenser la rupture causée par l’enterrement politique des trains-trams régionaux du projet BTB en 2006.

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