Accident ferroviaire de Dudelange

Le président de la SNCF rassuré par le Luxembourg

24 Mars 2017 Par Frédéric Antzorn
Collision ferroviaire
Pour la première fois depuis l’accident du 14 février, Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, s’est officiellement exprimé. (Photo: Paperjam.lu / archives)

Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, a officiellement évoqué pour la première fois hier la collision ferroviaire survenue en février à Dudelange. Et fait part de sa confiance dans l’engagement pris par les CFL et l’État en matière de sécurité du rail luxembourgeois.

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, était ce jeudi à Strasbourg dans le cadre d’un tour de France des nouvelles régions et d’un forum pour l’emploi consacré au recrutement de 430 collaborateurs pour l’entreprise nationale.

Pour la première fois depuis l’accident ferroviaire de Dudelange, le 14 février dernier, Guillaume Pepy – trois jours après les premiers résultats d’une enquête toujours en cours – a officiellement abordé ce sujet, dans le cadre notamment d’une rencontre avec des associations d’usagers de la région Grand Est, dont l’Association des voyageurs du TER Metz-Luxembourg (AVTERML) qui avait fait le déplacement en Alsace.

La sécurité est un impératif absolu.

Guillaume Pepy, PDG de la SNCF

Sur les reproches adressés par ces frontaliers lorrains à la SCNF et aux cheminots qui avaient exercé un droit de retrait de près d’un mois mal perçu par les usagers, Guillaume Pepy a indiqué qu’il avait fallu «creuser cet accident pour voir quelles en étaient les causes et être absolument sûr qu’en reprenant le service des trains on ne mettait personne en danger».

«Ça a été long, très long, trop long, j’en suis sûr. Mais la sécurité, c’est un impératif absolu, avant tous les autres», a-t-il encore ajouté, dans des propos relayés par France Bleu Lorraine.

Défaut de communication

En matière de sécurité toujours, le patron de la SNCF a également souligné que le Luxembourg et les CFL avaient pris un engagement qui – a-t-il dit – «vaut pour la France et pour l’ensemble de la SNCF et de ses cheminots. Quand on travaille en coopération avec un pays, la confiance, l’engagement de ce pays-là, doit nous servir de guide.»

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy

Concernant la communication de la SNCF, jugée «désastreuse» par les usagers aussi bien durant les semaines qui ont suivi l’accident qu’auparavant, c’est Vincent Téton – directeur régional SNCF Mobilité pour le Grand Est – qui a été interpellé.

À ce sujet, il a indiqué que la SNCF avait cherché à diffuser la même information sur l’ensemble des canaux, aussi bien sur son application que sur les réseaux sociaux – «et sur ce point-là, on a été probablement pris en défaut».

TER/TGV, même combat

D’autres points de litige entre la SNCF et ses usagers n’ont par contre pas été abordés directement, mais ont été compilés dans une lettre que Henry Delescaut, président de l’AVTERML, a remise à Guillaume Pepy.

Ces points concernent le geste commercial – insuffisant aux yeux des usagers de la ligne Metz-Luxembourg – proposé par la SNCF à l’issue du mois de perturbations ayant suivi l’accident ferroviaire de Dudelange, et la possibilité pour les usagers de cette ligne de pouvoir utiliser les TGV qui y circulent pour absorber une partie des flux de ces voyageurs, comme cela se pratique dans d’autres régions en France.