Dieselgate

Le PDG d’Audi arrêté

18 Juin 2018 Par Paperjam.lu
Rupert Stadler, a été arrêté et placé en détention en Allemagne dans le cadre de l'enquête sur le dieselgate.
Rupert Stadler a été arrêté et placé en détention en Allemagne dans le cadre de l’enquête sur le dieselgate. (Photo: Licence C.C.)

Le PDG d’Audi – filiale de Volkswagen –, Rupert Stadler, a été arrêté et placé en détention en Allemagne dans le cadre de l’enquête sur le scandale des moteurs diesel truqués, a annoncé lundi le parquet de Munich, apprend-on de l’agence AFP.

Rebondissement judiciaire dans l’affaire du dieselgate, alors que c’est au tour du PDG d’Audi d’être placé en détention. Le parquet, qui avait mis en cause fin mai pour «fraude» le patron d’Audi Rupert Stadler, ainsi qu’un autre membre du directoire, estime qu’il existe un «risque de dissimulation de preuves» justifiant l’incarcération.

Audi aurait confirmé à l’agence française l’arrestation de son dirigeant sans donner plus de détails, la présomption d’innocence de Rupert Stadler étant été néanmoins rappelée.

L’agence fédérale de l’automobile KBA avait ordonné début juin le rappel de quelque 60.000 Audi A6 et A7 après la découverte d’un «logiciel illicite» capable de fausser les niveaux d’émission de gaz polluants.

Enquêtes pour fraude, manipulation de cours de bourse ou publicité mensongère

Des perquisitions avaient eu lieu fin mai aux domiciles des deux suspects après des perquisitions en février, mars et avril de domiciles et lieux de travail de responsables d’Audi en Allemagne, dont le siège du constructeur à Ingolstadt.

Plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de bourse ou publicité mensongère contre des salariés de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l’équipementier Bosch.

L’ancien PDG de VW, Martin Winterkorn, et son successeur Martin Müller, mais aussi l’actuel chef du conseil de surveillance du groupe, Hans Dieter Pötsch, et l’actuel président de VW, Herbert Diess, sont visés par des investigations.

Le scandale a éclaté en septembre 2015, après que l’agence américaine de l’environnement (EPA) eut accusé VW d’avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel – dont environ 600.000 aux États-Unis – d’un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées.