Rapport annuel

Le Luxembourg parmi les champions du shadow banking

05 Février 2019 Par Laura Fort
Le développement des fintech et des cryptomonnaies amènera le secteur de l’intermédiation financière non bancaire à croître.
Le développement des fintech et des cryptomonnaies amènera le secteur de l’intermédiation financière non bancaire à croître. (Photo: Shutterstock)

Le Luxembourg est le quatrième pays le plus actif dans le secteur de la finance non bancaire, selon le rapport annuel du Comité de stabilité financière paru lundi.

Dans son rapport annuel paru le 4 février, le Comité de stabilité financière (FSB) place le Luxembourg à la quatrième place des États les plus actifs dans le shadow banking (rebaptisé en octobre 2018 par le FSB d’«intermédiation financière non bancaire»).

Avec 3.564 milliards de dollars d’actifs liés à la finance parallèle, le Luxembourg se classe juste derrière les îles Caïmans (5.388 milliards de dollars), la Chine (8.254 milliards de dollars) et les États-Unis (14.894 milliards de dollars).

Cette activité comprend tous les intermédiaires financiers hors du système bancaire traditionnel, comme les fonds d’investissement, les courtiers, les fonds de pension, les fonds monétaires, les sites de crowdfunding, etc. 

13,7% des actifs mondiaux

Au total en 2017 (et dans l’acception stricte du shadow banking, soit hors fonds de pension et assurances), les actifs financiers non bancaires représentent 13,7% des actifs financiers mondiaux et s’élèvent à 51.600 milliards de dollars, en hausse de 8,5%. Depuis 2011, les îles Caïmans, la Chine, l’Irlande et le Luxembourg ont représenté ensemble plus des deux tiers de cette augmentation. 

Le secteur de l’intermédiation financière non bancaire est encore amené à croître, notamment avec le développement des fintech et des cryptomonnaies. Klaas Knot, responsable du comité des vulnérabilités du FSB, estime que «les non-banques jouent un rôle croissant dans le système financier, et leur part dans le système financier est la plus importante jamais enregistrée. Elles deviennent des acteurs importants dans des domaines où les banques ont traditionnellement joué un rôle dominant. Les autorités doivent rester vigilantes face aux risques pour la stabilité financière qui résultent d’un financement non bancaire.»

Lire le rapport