Partenariat

Le List met sa science au service de Ceratizit

05 Décembre 2017 Par Jean-Michel Lalieu
Paul Jung Ceratizit Fernand Reinig List
Paul Jung, directeur général de Ceratizit, et Fernand Reinig, directeur général du List, ont signé un accord de partenariat pour trois ans. (Photo: DR)

Ceratizit et le List ont signé aujourd’hui un partenariat de recherche sur trois ans. L’objectif poursuivi est l’amélioration de la résistance des outils de coupe proposés par la société de Mamer.

Pour faire un pas de plus dans la technologie des produits de coupe industriels, le groupe luxembourgeois Ceratizit a signé ce matin un accord de collaboration avec le Luxembourg Institute of Science and Technology (List), avec l’appui financier du Fonds national de la recherche (FNR).

Performance et environnement

Le souci du géant industriel de Mamer est de pouvoir proposer des pointes de découpe de matériaux qui résistent toujours mieux à la chaleur. Ceratizit veut répondre à un double souci de ses clients: pouvoir découper de plus en plus rapidement et réduire les lubrifiants nécessaires dans le processus afin d’éviter l’oxydation des matériaux.

«La chaleur provoque un processus d’oxydation qui attaque le revêtement et les propriétés mécaniques des outils de découpe», explique Patrick Choquet, group leader au niveau du département Materials Research and Technology du List.

«L’objectif final est donc de développer un nouveau revêtement à partir de composants chimiques pour renforcer les propriétés d’une gamme d’outils déjà existante et leur offrir une résistance supérieure à 850 degrés», explique le responsable de la recherche.

Nous voulons obtenir une performance supérieure de 30%.

Paul Jung, directeur général Ceratizit

«Avec ce projet, nous voulons obtenir une performance supérieure de 30% à ce que l’on trouve dans le marché», confirme Paul Jung, directeur général de Ceratizit, mettant en avant la volonté du pays de développer une excellence dans l’innovation industrielle.

Pour le soutenir, le FNR a dégagé un budget de 400.000 euros pour les trois ans de sa durée, après analyse du caractère innovateur du projet et de la qualité des partenaires, explique Marc Schiltz, secrétaire général. «Une de nos priorités est de pouvoir faire se rapprocher les centres de recherche publics et les entreprises. L’accord qui vient d’être signé en est un très bel exemple.»