Selon une étude

Le dieselgate ferait 5.000 morts par an en Europe

18 Septembre 2017 Par Frédéric Antzorn
Dieselgate
La moitié des 10.000 morts causées chaque année par les particules fines émises par les voitures fonctionnant au diesel aurait pu être évitée. (Photo: DR)

Près de la moitié des morts imputées à la pollution aux particules fines émises par les voitures circulant au diesel auraient pu être évitées, si les tests d’émissions de certains de ces véhicules avaient été véridiques.

Une étude publiée dans l’Environmental Research Letters est revenue ce lundi sur le scandale du «dieselgate».

On y apprend que 10.000 personnes environ meurent chaque année en Europe en raison de la pollution aux particules fines émises par les véhicules qui roulent au diesel.

Or, les chercheurs estiment que près de la moitié de ces décès – environ 4.750 – auraient pu être évités si les émissions d’oxydes d’azote par ces voitures avaient été les mêmes que celles observées lors des tests en laboratoire.

La plupart de ces morts en Europe surviennent en France, en Allemagne et en Italie, «à cause de leurs populations importantes et de la proportion élevée de voitures au diesel», notent les auteurs de l’étude, indiquant encore que plus de 100 millions de voitures équipées de moteurs diesel circulent en Europe.

En 2015, le constructeur allemand Volkswagen avait admis avoir triché lors des tests d’émissions de ses véhicules. Depuis, d’autres constructeurs, comme Audi, Mercedes, ou encore PSA, ont été accusés d’en avoir fait de même.

Des tests d’émission plus stricts sont entrés en vigueur en septembre en Europe.