Mobilité dans la capitale

Le CSV Stad plaide pour «moins de navetteurs»

19 Juin 2017 Par Jean-Michel Hennebert
Luxembourg
Pour le CSV Stad, la question de la mobilité doit être liée à une réduction du nombre de personnes résidant hors de la capitale, et donc liée à celle du logement. (Photo: Olivier Minaire / archives)

Après avoir présenté les grandes lignes de son programme sur le logement, le parti d’opposition à la majorité DP-Déi Gréng dans la capitale dévoile ses idées en matière de mobilité. Dont la hausse du nombre de personnes résidentes et travaillant à Luxembourg-ville.

Pour Serge Wilmes, tête de file du CSV Stad en vue des élections communales du 8 octobre prochain, la question de la mobilité est intimement liée à celle du logement. D’où la volonté de lier les deux thématiques dans le programme électoral dont les grandes lignes liées aux déplacements urbains ont été dévoilées lundi. «Nous souhaitons voir se mettre en place une approche multimodale avec une promotion de tous les modes de transport pour répondre aux défis qui touchent tous les jours les personnes qui se déplacent quotidiennement sur le territoire de la capitale», assure-t-il. «Ce qui induit qu’il faudrait qu’il y ait un plus grand nombre de personnes qui vivent et qui travaillent en ville, donc moins de navetteurs.» Autrement dit, «de personnes qui viennent de l’extérieur du pays ou de l’extérieur de la ville».

Interrogée sur la manière dont il souhaitait mettre en place ce nouvel équilibre, la tête de liste des chrétiens-sociaux dans la capitale a plaidé une nouvelle fois pour «la création de deux nouveaux quartiers sur les grands espaces disponibles, à savoir à l’ouest de Cessange et dans la partie nord du Kirchberg». Deux quartiers potentiels «dotés d’une densité plus importante» qui seraient créés par les autorités communales et «reliés bien évidemment aux différents modes de transport» afin de «faciliter les déplacements de ses habitants». Une référence, notamment pour Cessange, à la volonté de créer une gare comme le préconisait l’actuelle tête de liste nationale CSV lorsqu’elle occupait le ministère de la Place de l’Europe.

Des idées qui ne peuvent pas être chiffrées à l’heure actuelle.

Serge Wilmes, tête de liste CSV Stad

En termes d’infrastructures, le CSV Stad plaide pour «l’application d’une version revisitée du plan Modu développé en 2012 par Claude Wiseler» lors de sa présence au ministère du Développement durable et des Infrastructures. À savoir la création ou l’adaptation de nouveaux réseaux urbains. Outre «le développement des pistes cyclables en site propre», «l’instauration de règles claires entre piétons et cyclistes» ou «la création d’un by-pass au Cents», destiné à relier la ligne ferroviaire en provenance de l’est du pays à celle du nord en contournant la gare centrale, le parti d’opposition entend mettre en place «une ligne circulaire qui relie en bus tous les quartiers sans passer par le centre».

Autant d’idées «qui ne peuvent pas, à l’heure actuelle, être chiffrées», estime Serge Wilmes, estimant toutefois que «la Ville de Luxembourg possède des ressources conséquentes et doit aussi compter sur celles de l’État, vu qu’il est difficile de séparer les intérêts de la capitale de ceux du pays».