Bilan parlementaire

Le CSV affûte ses armes en vue de la campagne

10 Juillet 2018 Par Paperjam.lu
Claude Wiseler
Pour Claude Wiseler, chef de fraction CSV et tête de liste nationale pour les législatives, l’activité parlementaire actuelle du gouvernement traduit une démarche «activiste et empreinte de panique». (Photo: Matic Zorman / archives)

Deux semaines avant la fin de la session parlementaire, le principal parti d’opposition a dressé, lundi, son bilan parlementaire. Une rétrospective axée principalement sur les législatives à venir, via une critique frontale de l’action de la coalition DP/LSAP/Déi Gréng.

Le CSV est entré, lundi, de plain-pied dans la campagne législative. Alors que le principal parti d’opposition doit présenter officiellement son programme électoral dans une semaine, il a une fois encore utilisé son bilan parlementaire pour fustiger l’action gouvernementale. Si les députés chrétiens-sociaux revendiquent avoir soutenu «83%» des lois présentées au cours de la législature, les 17% restants ont été au cœur des critiques.

Politique familiale, de santé et de sécurité ou bien encore d’éducation, toutes constitueraient, selon Claude Wiseler, chef de fraction CSV et tête de liste nationale pour les législatives, «un triste tableau». Répétant des positions déjà connues, le chef de file des chrétiens-sociaux dénonce «l’échec» de l’actuel gouvernement dans «tous les domaines qui affectent les gens dans la vie quotidienne», évoquant tour à tour la réforme fiscale, la réforme de la police, sans oublier le nouveau congé parental.

2.052 questions parlementaires posées

Dans une liste non exhaustive des changements mis en place au cours de l’année écoulée, le CSV de dénoncer la gestion des finances publiques «où de la dette supplémentaire a été générée», la réforme de l’assurance-dépendance qui ne serait qu’une «tragédie absurde», tandis que la loi hospitalière «ne résout aucun problème». Et ce dernier d’assurer ne pas voir d’avenir pour la triple coalition au pouvoir, accusée de «ne plus avoir de projets communs» et de tenter actuellement de faire passer une série de lois «à la dernière minute» dans une démarche «activiste et empreinte de panique».

Côté chiffres, le CSV a indiqué avoir déposé, au cours de la législature, 9 propositions de loi, 95 motions et 6 résolutions, proposé 128 amendements, lancé 3 débats et posé 114 questions orales, ainsi que 2.052 questions parlementaires. Dont 75 «urgentes». Claude Wiseler indique également que les députés CSV ont voté contre 12 projets de loi et se sont abstenus sur 10 autres. Une manière pour Claude Wiseler de répondre aux accusations d’absence d’«opposition constructive», réitérées notamment lors du récent congrès du DP.