Claude Meisch

«Le cours ‘Vie et société’ est une révolution»

11 Septembre 2017 Par Frédéric Antzorn
Claude Meisch
Selon le ministre Claude Meisch, la suppression des cours de religion est «une suite logique de l’évolution de notre société». (Photo: LaLa La Photo / archives)

Un an après le lycée, c’est dans l’enseignement fondamental que va être introduit cette année le cours «Vie et société». Cette disparition de l’Église de l’école est «un pas en avant», selon le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch, qui a évoqué la rentrée scolaire à venir vendredi avec nos confrères du Quotidien.

À l’heure où se profile la rentrée scolaire, officiellement ce vendredi, le ministre de l’Éducation nationale – Claude Meisch – a indiqué à nos confrères du Quotidien que celle-ci avait été «bien préparée» alors que va entrer en vigueur cette année toute une série de réformes qui toucheront tous les niveaux de l’enseignement, de la petite enfance au lycée.

Parmi celles-ci, le cours «Vie et société», après le lycée l’an dernier, sera introduit dans le fondamental, avec de nouveaux manuels scolaires, élaborés par une commission dédiée, et surtout des enseignants – dont d’anciens professeurs de religion – spécialement formés à cet effet.

Le cours «‘Vie et société’ dans le fondamental est une révolution», a indiqué Claude Meisch, soulignant que si l’Église ne sera plus présente à l’école, «les sujets religieux ne disparaîtront pas pour autant».

L’éducation différenciée en étapes

«Il s’agit là d’une suite logique de l’évolution de notre société, ainsi que, de manière plus générale, de l’évolution de l’approche des gens par rapport aux cultes et vis-à-vis de la diversité de notre société», a encore précisé le ministre.

Sur la réforme de l’éducation différenciée, Claude Meisch a précisé qu’elle se ferait en plusieurs étapes, mais que 70 enseignants spécialisés seraient déjà opérationnels lors de cette rentrée dans le fondamental, rejoints d’ici la fin de cette année par 40 personnes supplémentaires – psychologues, pédagogues, éducateurs gradués – pour renforcer cette équipe multiprofessionnelle.

Dans ce cadre toujours, il dit attendre beaucoup des futurs centres de compétences harmonisés et fonctionnant en réseau liés à ces besoins spécifiques d’élèves en difficulté, selon un projet de loi adopté par le gouvernement dont le ministre espère qu’il sera voté avant la fin de la législature.

Le multilinguisme contre le décrochage scolaire

Selon le ministre de l’Éducation nationale, l’accueil et la prise en charge de la petite enfance seront la réforme la plus importante de cette année. «D’une logique sociale, on se tourne désormais vers une mission pédagogique de qualité et vers une mission de développement des compétences des enfants», rappelle-t-il, tout en insistant sur l’instauration du multilinguisme généralisé dans toutes les crèches pour s’opposer à l’échec et au décrochage scolaire qui sont dus en grande partie aux problèmes rencontrés dans l’apprentissage des langues.

Après avoir encore évoqué la réforme du lycée, dont il estime que l’année scolaire à venir sera «une année de transition», le ministre de l’Éducation nationale est encore revenu sur l’intégration scolaire des enfants de réfugiés qui se passerait bien, du fait de la motivation de ces enfants, d’un engagement «formidable» des enseignants et d’une bonne préparation en général à l’arrivée de ces réfugiés dans un pays «qui disposait déjà d’une bonne culture d’immigration».