Selon UBS

Le Brexit pénalise nettement la croissance britannique

04 Septembre 2018 Par Paperjam.lu
Sixième économie mondiale, le Royaume-Uni affiche une croissance inférieure de 2,1% à ce qu’elle aurait pu être sans le Brexit, selon UBS. (Photo: Licence C.C.)

Alors même que le Royaume-Uni n’a pas encore quitté l’Union européenne, les effets du divorce sur l’économie du pays se font déjà sentir, selon une étude de la banque UBS. Qui estime le PIB inférieur de plus de 2% à ce qu’il aurait été sans le vote du 23 juin 2016.

Plus de deux ans après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, le Royaume-Uni se retrouve à la peine. Non seulement sur le plan politique, où partisans d’un soft et d’un hard Brexit continuent de s’entredéchirer, mais aussi sur le plan économique. Dans un rapport publié lundi et cité par Les Echos, UBS a évalué à 2,1% le recul du PIB britannique en lien direct avec le Brexit.

Évaluée à 2.650 milliards de dollars (2.281 milliards d’euros) en 2018, la production de richesse du pays serait donc en recul de 50 milliards de dollars (43 milliards d’euros) par rapport à son niveau de 2016, selon la banque suisse. Cette perte correspond environ à «un tiers» des pertes attendues dans les «scénarios catastrophes», note UBS, qui souligne que ce recul aurait été plus important, le Royaume-Uni ayant bénéficié du contexte économique mondial favorable.

Baisse des investissements, recul de la consommation et inflation

Début janvier, un rapport commandé par le gouvernement britannique dont les résultats avaient fuité dans la presse indiquait que la croissance britannique allait reculer dans une fourchette comprise entre 2 et 8% du PIB. Les chiffres dévoilés lundi par UBS confirment ceux déjà publiés en juin dernier par la banque Natixis, qui tablait également sur un recul du PIB de 2,1% par rapport à 2016.

Autres conséquences du départ annoncé des Britanniques de l’UE, relevées par UBS, le recul des investissements, le retour de l’inflation et une baisse générale de la consommation. Depuis juin 2016, le niveau d’investissement dans le pays est en recul de 4% par rapport à ce qu’il aurait pu être sans Brexit, selon la banque helvète, alors que la consommation se trouve être inférieure de 1,7% et que l’inflation est supérieure à 1,5%. Et ce alors même que «le Royaume-Uni n’a pas encore quitté l’UE», conclut UBS. Officiellement, le divorce entre Londres et Bruxelles entrera en vigueur le 30 mars 2019. Autrement dit, dans six mois.