Chiffres CSSF

Le bilan des banques revient à son poids normal

09 Mai 2018 Par Jean-Michel Lalieu
CSSF
La CSSF a publié les comptes de profits et pertes des établissements de crédit à fin 2017. (Photo: archiduc.lu)

Le bilan de l’activité bancaire est en recul en 2017, selon les calculs de la Commission de surveillance du secteur financier. Elle pointe la hausse des frais généraux et le retour de balancier après un gonflement artificiel des chiffres de 2016 suite à une importante participation d’une banque.

La vente, en 2016, par Deutsche Bank Luxembourg de sa participation dans la banque chinoise Hua Xia Bank perturbe les bilans de l’activité bancaire pour la deuxième année consécutive.

Cédée pour 741 millions d’euros, cette participation avait eu un fort impact à la hausse sur le résultat avant provisions du secteur bancaire luxembourgeois. Celui-ci avait augmenté de 14,9%, passant de 5,53 milliards à 6,36 milliards d’euros.

Dans le bilan que vient de publier la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), on assiste cette année à un retour de balancier. Avec, pour explication dans le communiqué envoyé par la CSSF, une explication similaire: «L’ampleur de cette baisse en comparaison annuelle est largement liée à un effet exceptionnel, résultat du produit de cession d’une participation importante par une banque de la Place à la fin de l’année 2016.»

Hausse des frais généraux

Cette année, le résultat avant provision recule ainsi à 5,34 milliards d’euros. Ce retrait s’explique aussi par l’impact des frais généraux qui ont continué à augmenter au cours de l’année 2017. Ces hausses sont liées au développement de nouvelles infrastructures, mais sont également fortement liées aux exigences réglementaires qui touchent le monde bancaire.

La CSSF constate ainsi une hausse moyenne des frais généraux de 3,2%, de 6,04 milliards à 6,23 milliards d’euros. Fin 2016, ils avaient déjà augmenté de 1,2%.

Le gendarme des banques constate cependant que, globalement, l’activité du secteur a connu de bons résultats. La marge d’intérêts est en hausse de 3,4% et les revenus nets des commissions ont progressé de 2,7%. Les banques ont notamment bien profité d’un contexte boursier très favorable dans leur métier de gestion d’actifs pour leurs clients.