PIB bien-être

Le bien-être croît moins vite que le PIB

14 Novembre 2017 Par Paperjam.lu
Les résidents témoignent d'une santé moins florissante qu'en 2009, effet probable du vieillissement de la population.
Les résidents témoignent d’une santé moins florissante qu’en 2009, effet probable du vieillissement de la population. (Photo: Sven Becker / Archives)

Le Statec a livré mardi le PIB bien-être pour les années 2009 à 2015, remarquant un décalage entre la croissance du PIB et celle de l’indicateur sur le bien-être.

Élaboré par le Statec, en collaboration avec le Conseil économique et social (CES) et le Conseil supérieur pour un développement durable (CSDD), l’indice du bien-être du Luxembourg (Luxembourg Index of Well-Being) a pour objectif de «jeter un autre regard, plus différencié, sur notre société, en ciblant plus particulièrement la qualité de vie, qui ne se reflète pas nécessairement dans le PIB», rappelle le Statec.

D’après le rapport présenté mardi par le Statec, le LIW indique que «la qualité de vie au Luxembourg est restée sensiblement constante pour la période 2009 à 2015». L’évolution du PIB bien-être est «similaire à celle du PIB», avec notamment une baisse de 2010 à 2012, et une croissance depuis lors. «Cependant, la hausse du LIW est beaucoup plus lente que celle du PIB», note le Statec. «Le bien-être met donc plus longtemps à se rétablir que la croissance économique.»

Les domaines qui reflètent d’importants gains de bien-être sont l’environnement (+13%), le revenu et la richesse (+10%), l’éducation (+1,5%) et la fréquence des liens sociaux (+1,5%).

La santé décline

Concernant l’éducation et les compétences, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur augmente, en particulier chez les femmes, tandis que le nombre de personnes en décrochage scolaire a augmenté d’environ 8% entre 2009 et 2015.

Le Luxembourg affiche néanmoins un recul de la qualité de la vie en matière de santé (-10%), de sécurité personnelle (-10%), de logement (-6%) et de gouvernance (-6%).

La proportion d’adultes déclarant être en bonne ou en très bonne santé a reculé, passant de 74% en 2009 à 70,5% en 2015. 25,7% des adultes déclaraient être limités dans leurs activités quotidiennes pour des raisons de santé en 2015, contre 20% en 2009. Et la proportion de personnes souffrant de problèmes de santé mentale est passée de 20% en 2009 à 43% en 2015.

Le LIW compile 63 indicateurs répartis en 11 catégories: revenu et patrimoine, emploi, logement, santé, équilibre vie professionnelle/vie privée, éducation et compétences, liens sociaux, gouvernance et citoyenneté, environnement, sécurité physique et bien-être subjectif.