L’ADR se prend un râteau du CSV
Le candidat chef de file du CSV aux législatives de 2018, Claude Wiseler, a coupé court aux spéculations d’une future coalition avec le parti conservateur et identitaire, l’ADR.
«Pour être très clair: une coalition avec l’ADR tel qu’il est aujourd’hui, c’est non», déclarait Claude Wiseler ce lundi chez nos confrères d’RTL Radio. Il réagissait ainsi, pour la énième fois, aux avances des députés ADR, Gast Gibéryen et Fernand Kartheiser, qui déclaraient à plusieurs reprises que l’ADR viserait une coalition conservatrice avec le CSV.
Le président de la fraction du CSV et candidat chef de file a donc opté désormais pour un ton explicite. Déjà sceptique lors d’interventions antérieures, Claude Wiseler rappelait que trop de «choses fondamentales» sépareraient les deux partis.
Que ce soit le mariage pour tous, l’immigration et l’intégration, la nationalité, les questions constitutionnelles, ou encore la coopération internationale, que l’ADR souhaite réduire. Interrogé quant à la possibilité que le CSV puisse changer d’avis si l’ADR tentait de se rapprocher de ce dernier au niveau du programme, Claude Wiseler estimait que «si l’ADR change sur ces points, ce n’est plus l’ADR».
Mauvaise stratégie
Selon les sondages, les trois partis gouvernementaux, DP, LSAP et Déi Gréng, n’obtiendraient plus de majorité à la Chambre des députés en 2018, rendant le CSV incontournable pour la formation d’un gouvernement.
Or, malgré quelques écarts et quelques perches lancées au CSV, les trois partis, n’ont pas encore indiqué s’ils feront campagne ensemble ou individuellement.
Claude Wiseler a d’ailleurs insinué ce lundi que les partis gouvernementaux viseraient à diviser le paysage politique en deux camps. Stratégie qualifiée d’erreur par le prétendant au poste de Premier ministre: «Diviser est une mauvaise option.»


