Innovation

La voiture autonome made in Luxembourg

04 Juin 2018 Par Jonas Mercier
«L’idée est d’attirer des entreprises pour travailler avec nous. À terme, notre ambition est aussi de créer des spin-off qui puissent porter notre technologie», a expliqué Raphaël Frank à Paperjam.lu. (Photo: SnT)

Le SnT, bras technologique de l’Uni, a développé un système permettant à un véhicule d’accélérer, de freiner et de tourner sans intervention humaine. Il entend maintenant continuer ses recherches avec des partenaires privés.

Dans la plus grande discrétion, un groupe de chercheurs du SnT développe depuis le début de l’année un système de conduite autonome. Tout est prêt et une démonstration sera faite mardi, à l’occasion du SnT Partnership Day, ainsi que jeudi, lors de l’Automotive Day.

«Pour l’instant, nous ne travaillons qu’avec des caméras qui analysent l’environnement et les résultats sont très satisfaisants», a expliqué à Paperjam.lu Raphaël Frank, le responsable du projet. «Beaucoup de travail reste à faire, notamment en intégrant des radars et des lidars (télédétection par laser, ndlr), mais l’idée de cette première démonstration est de prouver que nous sommes capables de nous attaquer à cette technologie.»


Il existe un engouement particulier autour de la conduite autonome et connectée au Luxembourg. Le Grand-Duché a signé en juillet dernier un accord de coopération avec l'Allemagne et la France pour la création d'un «site expérimental numérique transfrontalier». Ce statut permet des expérimentations de véhicules autonomes sur certaines routes des trois pays. Les premiers tests devraient bientôt être effectués.

C'est du fait de ce contexte propice au développement de cette technologie que le SnT a décidé de lancer en interne un tel projet. Généralement, il attend d’être contacté par des entreprises sur des thématiques précises avant de mettre à contribution ses chercheurs.

«Cette fois-ci, nous avons pris les devants, car nous estimons qu’il s’agit d’un pilier de recherche indispensable», a précisé Raphaël Frank. «L’idée est, maintenant, d’attirer des entreprises pour travailler avec nous. À terme, notre ambition est aussi de créer des spin-off qui puissent porter notre technologie.»