Bilan intermédiaire

La stratégie de promotion économique prend forme

13 Juin 2018 Par Audrey Somnard
Etienne Schneider a présenté les éléments clés de la stratégie de la promotion économique du pays, encore dans les grandes lignes.
Étienne Schneider a présenté les éléments-clés de la stratégie de la promotion économique du pays, encore dans les grandes lignes.  (Photo: Maison Moderne / Archives )

Le Conseil du commerce extérieur et des investissements a présenté mercredi un bilan intermédiaire de la nouvelle stratégie de promotion économique du pays. Si tout est désormais structuré, il reste encore à identifier les acteurs et secteurs prioritaires.

Le ministre de l’Économie Étienne Schneider a effectué ce mercredi un bilan intermédiaire la nouvelle stratégie de promotion économique, décidée par le gouvernement en février 2017. Quasi 18 mois de réflexion pour arriver, en collaboration avec la Fedil et la Chambre de commerce, à une feuille de route sur les priorités du pays.

La stratégie s’établit en quatre points: soutenir l’essor international des entreprises, attirer les acteurs-clés, renforcer le réseau international, assurer la cohérence des actions et construire une image économique forte. Pour le moment, il reste encore à «identifier les pays prioritaires» ainsi que les «activités pertinentes» qui seraient clé pour développer l’économie luxembourgeoise.

«Notre priorité est de cerner les secteurs d’activité que nous voulons attirer, tout en ayant en tête que nous avançons selon la stratégie Rifkin dans le cadre d’un développement d’économie durable et de croissance qualitative», a expliqué le ministre qui est aussi président du Luxembourg Trade and Investment Board, l'organe réunissant ministères et représentants des entreprises pour conduire la promotion économique du pays.

Rendre le Luxembourg attractif pour tous les acteurs-clés d’une industrie

En attendant, Étienne Schneider affiche une entente cordiale entre les différents acteurs qui ont élaboré ensemble cette stratégie: «Nous sommes plus coordonnés, nous travaillons main dans la main avec les différents clusters qui définissent les entreprises à attirer».

Il va falloir valoriser les têtes de pont déjà présentes pour attirer d’autres grands noms et ainsi rendre le Luxembourg attractif pour tous les acteurs-clés d’une industrie. «Goodyear est le fer-de-lance de l’industrie 4.0 au Luxembourg, avec la digitalisation et la robotisation de ses activités. Cela nécessite moins d’emplois, mais ils vont être plus compétitifs, cela va attirer d’autres entreprises du secteur», estime le ministre.

Quant au récent raté de Knauf qui a décidé de s’installer en Moselle au détriment du Grand-Duché, le ministre rétorque qu'il «ne faudrait pas donner l’image que nous ne voulons pas attirer des industries». Tout le contraire de ce que la stratégie de promotion du pays veut mettre en place.