Application de covoiturage

La SNCF s’occupe de la mobilité au Luxembourg

05 Février 2018 Par Jonas Mercier
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Le développement de Copilote représente le premier projet d’Ecolutis à l’étranger. (Photo: Licence C.C.)

L’entreprise en charge du développement de la plateforme publique Copilote n’est autre qu’Ecolutis, la filiale des chemins de fer français spécialisée dans la conception et la mise en œuvre de systèmes de covoiturage sur mesure.

Le marché avait été attribué fin juillet 2017, mais rien n’avait filtré depuis sur le nom de l’entreprise qui avait remporté l’appel d’offres lancé en mars par le ministère du Développement durable et des Infrastructures (MDDI). Copilote, l’application de covoiturage révolutionnaire annoncée par le gouvernement, a en effet été développée dans le plus grand secret.

Dans une réponse parlementaire publiée lundi, le ministre François Bausch évoque toutefois une «entreprise française appartenant à la SNCF». Contactés par Paperjam, les services de communication du gouvernement ne seront pas plus précis. Mais d’après nos informations, c’est la société Ecolutis qui a été choisie pour diriger le projet.

Aujourd’hui, Ecolutis s’occupe non seulement de la plateforme de covoiturage de la SNCF, iDVroom, mais aussi de la conception d’une centaine de solutions sur mesure de covoiturage pour les entreprises, comme pour les institutions publiques. Le développement de Copilote représente le premier projet de la société à l’étranger.

Des retards accumulés

Annoncé il y a un an par le MDDI, le lancement de Copilote a d’abord été prévu pour septembre, à l’occasion de la Semaine de la mobilité, avant d’être reporté une première fois au mois de novembre. Puis, dans une interview accordée à Paperjam au mois de janvier, le ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, évoquait le mois de mars. Mais de nouveaux retards semblent avoir été enregistrés, puisque la réponse parlementaire de ce lundi parle désormais d’avril.

Selon le même document, 11 offres ont été déposées dans une première phase, mais trois seulement ont été retenues. Une phase test «avec plusieurs entreprises au Luxembourg» devrait débuter en février.