Revue de presse

La renaissance du luxembourgeois selon le Guardian

02 Janvier 2018 Par Jonas Mercier
Luxembourg, The Guardian
L’auteur de l’article rappelle que plus de 6.500 adultes ont suivi des cours durant l’année scolaire 2016/2017, soit le double d’il y a dix ans. (Photo: Licence C.C.)

Le quotidien britannique note dans un article paru le 28 décembre que la langue nationale connaît un regain d’intérêt dans le rang des résidents étrangers, notamment grâce à une nouvelle vision du multilinguisme prônée par les autorités.

Si le Luxembourg a fait parler de lui dans les journaux britanniques, ce n’est pas seulement au sujet du Brexit. Le Guardian a en effet publié un article sur le luxembourgeois, s’intéressant aux différentes raisons qui font que cette langue placée dans l’«Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde» en 2010, connaît aujourd’hui une «renaissance».

L’auteur de l’article rappelle ainsi que plus de 6.500 adultes ont suivi des cours durant l’année scolaire 2016/2017, soit le double d’il y a dix ans. Une tendance à la hausse permise par un plan en 40 points mis en place par le gouvernement et visant à promouvoir le luxembourgeois dans les écoles, les bibliothèques, les administrations ou encore les ambassades.

«L’objectif n’est pas de faire du luxembourgeois la langue officielle, mais de lui permettre de coexister avec les autres langues officielles que sont le français et l’allemand», explique le secrétaire d’État à la Culture, Guy Arendt, cité dans l’article. Et d’ajouter que les réseaux sociaux font que la forme écrite du luxembourgeois «n’a jamais été autant utilisée.»

Mieux s’intégrer

Un regain d’intérêt qui se vérifie également dans la culture, où le nombre de films tournés en luxembourgeois est de plus en plus fréquent. Ou encore dans les écoles où le nouveau modèle du multilinguisme voulu par les autorités offre «une place spéciale au luxembourgeois», selon la directrice du Centre for Luxembourg Studies à la Sheffield University, Kristine Horner, également citée.

Enfin, c’est aussi tout simplement un désir de mieux s’intégrer des résidents étrangers, qui sont de plus en plus à s’installer pour de longues périodes, voire définitivement.