Riicht eraus

La réforme de l’Uni critiquée

19 Juin 2017 Par Paperjam.lu
Riicht eraus
Le professeur Raymond Bisdorff, la députée Martine Hansen et le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Marc Hansen, étaient les invités de Riicht eraus ce week-end. (Photo: 100.7)

Nos confrères de 100,7 ont consacré ce week-end leur émission politique Riicht eraus à l’avenir de l’Université du Luxembourg, vis-à-vis de laquelle le gouvernement a lancé un projet de réforme.

L’avenir de l’Université du Luxembourg, à travers son projet de réforme, a fait l’objet de vives discussions ce week-end dans Riicht eraus, sur 100,7, entre le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, Marc Hansen; la députée Martine Hansen (CSV), ainsi que Raymond Bisdorff, représentant l’Association des professeurs de l’Université du Luxembourg.

Au nom du gouvernement, Marc Hansen a défendu l’actuel modèle de gouvernance de l’Uni, ainsi que les modifications qui sont inscrites dans son projet de réforme.

Celui-ci prévoit notamment que le conseil universitaire ne sera plus présidé à l’avenir par le recteur, mais par un président que ce même conseil – en charge de donner son avis sur tous les sujets pertinents, dont la nomination du recteur – devra désigner.

Le conseil de gouvernance sera quant à lui constitué de représentants du personnel, des professeurs et des étudiants qui récupéreront certaines compétences du gouvernement, dont la désignation du recteur.

Sur ce point, Raymond Bisdorff s’est interrogé sur la manière dont l’Uni est censée trouver le successeur de Rainer Klump qui, selon le projet de réforme, «n’aura plus rien à dire». Ce à quoi le ministre Marc Hansen a répondu que le futur recteur aura en charge la définition et l’élaboration de la stratégie de l’Université du Luxembourg que son conseil de gouvernance devra ensuite arrêter.

Pour Raymond Bisdorff, trop de pouvoirs seraient accordés à ce conseil de gouvernance alors qu’il n’est qu’un «organe externe».

La députée Martine Hansen a quant à elle regretté que moins de missions soient attribuées au conseil universitaire, contrairement à ce qui était prévu dans l’ancien projet de loi qu’avait rédigé en son temps le ministre François Biltgen. Avant de souligner enfin que le projet de réforme que menait le gouvernement n’indique pas de manière précise dans quel intérêt agissent les membres du conseil de gouvernance de l’Uni.