Dans le Land

La politique comme sport d’endurance

27 Septembre 2018 Par d'Lëtzebuerger Land
Dans ce numéro, le Land revient aussi sur la question des inégalités pendant la campagne électorale actuelle.
Dans ce numéro, le Land revient aussi sur la question des inégalités pendant la campagne électorale actuelle. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, zoom sur les élections et la tête de liste du CSV, Claude Wiseler.

Supplément Placements

La question des inégalités (notamment du patrimoine), qui avait dominé les élections aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France, est largement absente de la campagne luxembourgeoise. C’est pourquoi elle est le fil rouge du supplément Placements du Land, qui se demande comment les différentes classes sociales placent leur argent. Dans les pages qui suivent, le lecteur trouvera des entretiens, analyses et reportages: sur les ménages aisés tentés par le mécénat et la philanthropie; sur les jeunes ménages dont l’accès à la propriété bute contre des limites à la fois financières et macroprudentielles; ainsi sur ce que vivre en dessous du seuil de pauvreté veut dire au Luxembourg. Dans un long entretien, le directeur du Statec, Serge Allegrezza, met en question la «belle image» d’une grande classe moyenne englobant, grosso modo, tout le monde. Il désigne la hausse des prix comme «facteur de friction» risquant de ralentir la croissance économique et explique le rôle tenu par le facteur héritage dans les inégalités au Luxembourg.  

La politique comme sport d’endurance

«2.048 euros. Pour les non-qualifiés. Sinon, c’est 2.458… Je peux aussi vous dire le prix d’un kilo de pain, si c’est un test.» Claude Wiseler est incollable sur les données essentielles concernant le Luxembourg, la petite question d’apparence inoffensive sur le montant du salaire social minimum légal ne le déstabilise pas. La campagne électorale pour les législatives du 14 octobre entre dans sa dernière ligne droite. Si tout se passe comme prévu, Claude Wiseler sera Premier ministre d’ici deux ou trois semaines, peut-être un peu plus, selon les négociations de coalition, et il a déjà une posture d’homme d’État, revient de deux voyages à Paris et à Berlin en début de semaine, avant de reprendre la campagne au Luxembourg. Réunions internes, réunions électorales à travers tout le pays, souvent jusqu’à tard le soir, entretiens avec des journalistes de tous les médias – il les a tous faits depuis sa nomination comme tête de liste il y a deux ans déjà –, table ronde, face-à-face à la radio ou à la télévision… C’est une période intense, la phase chaude de la campagne. Le Land dresse le portrait du candidat tête de liste du CSV qui, à 58 ans, incarne la force tranquille comme alternative aux quadras en marche actuels.

À l’école de la vie sociale-démocrate 

Trois semaines avant les législatives, l’ancienne députée Astrid Lulling publie ses mémoires, l’histoire de sa lutte sans pitié pour l’ascension sociale, non de la classe ouvrière, mais d’une fille d’ouvrier. Elle est passée par trois partis, et surtout par l’école du syndicaliste Antoine Krier, qui a nourri les divisions de la classe ouvrière pour mettre les syndicats au service du LSAP et faire du LSAP une force d’appoint du CSV, dont Astrid Lulling est membre aujourd’hui.

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