À la Chambre

La nouvelle gouvernance de l’Uni validée

14 Juin 2018 Par Paperjam.lu
Marc Hansen et Stéphane Pallage
Le recteur ne sera plus nommé par le gouvernement mais par le conseil de gouvernance de l’Uni. (Photo: Maison moderne / archives)

Les députés se sont prononcés mercredi en faveur de la nouvelle organisation de la gouvernance de l’Université, qui change notamment la procédure de nomination du recteur.

Si le profil de l’Université, qui «vise l’excellence» selon son nouveau recteur Stéphane Pallage, n’est pas remis en question, sa gouvernance et son organisation évoluent.

C’était l’objectif du projet de loi voté mercredi à la Chambre (Déi Lénk s’est abstenu) qui acte la claire séparation des trois niveaux de gouvernance:

  • le conseil de gouvernance, qui a la responsabilité de la politique générale de l’établissement;
  • le conseil universitaire, qui représente les professeurs et qui fixera désormais les orientations des programmes d’études. Il comptera désormais un président qui ne sera plus le recteur. «Nous avons cherché une approche plus participative que l’approche actuelle, tout en veillant à avoir une répartition égale des pouvoirs», avait déclaré le député André Bauler, rapporteur du projet de loi, à Paperjam;
  • le recteur.

Dans un objectif global d’autonomie renforcée de l’Uni, le recteur ne sera plus nommé par le gouvernement mais par le conseil de gouvernance de l’Université (personnel, professeurs et étudiants) au terme d’un processus de recrutement.

À noter que les comptes de l’Uni seront soumis au contrôle de la Cour des comptes. Une nouvelle organisation censée éviter des épisodes de tension autour précisément de la gestion financière de l’institution académique et qui avait provoqué le départ du précédent recteur, Rainer Klump.