Enquête

La marche des robots est inéluctable

01 Septembre 2017 Par Jean-Michel Lalieu
robot digitalisation luxembourg
Les robots prêts à nous remplacer pour les tâches répétitives et ennuyeuses? (Photo: Licence C. C.)

Une enquête récente menée auprès de la population luxembourgeoise montre encore une large polarisation des opinions par rapport à la robotisation et la digitalisation. Mais une importante majorité convient que la vague est forte et ne pourra pas être refoulée.

La digitalisation fait-elle peur à la population luxembourgeoise? Quest Research Market vient de dévoiler une enquête réalisée auprès de 600 personnes en juillet dernier sur les appréhensions ou espoirs liés à la robotisation, à l’intelligence artificielle et la transformation numérique.

Au premier regard, il en ressort un assez large fatalisme. 29% des sondés admettent des craintes, mais sont conscients que le mouvement en marche est inarrêtable. Mais seulement 6% admettent que ce mouvement leur «donne la chair de poule».

Parmi les craintes les plus fréquemment citées, on trouve trois thèmes: la protection de la vie privée (56%), la destruction de l’emploi (54%) et les relations de plus en plus anonymes et superficielles (53%).

Quatre personnes sur dix craignent aussi que l’espèce humaine perde le contrôle sur ce qu’elle a créé et 35% des gens ont peur de ne pas pouvoir suivre cette évolution technologique. 7% seulement ne craignent rien.

Libéré, délivré

A contrario, la technologie offre de nouvelles opportunités et peu de personnes le nient. 72% des sondés sont convaincus que ces progrès peuvent nous libérer de tâches dangereuses et douloureuses et 64% voient la même possibilité par rapport aux fonctions ennuyeuses et répétitives. Un peu plus d’un tiers y voient de nouvelles possibilités de croissance économique tandis que 4% seulement ne voient rien de valable dans cette évolution.

Par contre, au niveau des évolutions tangibles, les citoyens luxembourgeois imaginent assez mal un supermarché dans lequel les robots et les scanners auraient remplacé les hommes. 38% seulement sont pour tandis que 28% sont révoltés à l’idée de ce magasin du futur. Un taux de rejet absolu qui atteint d’ailleurs 38% parmi la population féminine.