Sondage

La confiance de la population tous azimuts

aujourd'hui Par Thierry Raizer
François Bausch et François Benoy, Déi Gréng
Relégués dans l’opposition dans la capitale suite aux communales, les Verts de François Bausch récoltent dans ce sondage la plus forte hausse depuis juin 2015. De 48 à 50% de confiance. (Photo: Anthony Dehez)

L’édition de décembre du Politmonitor laisse apparaître une confiance stable envers le gouvernement et, plus positivement, la situation du pays. Du côté des partis, le CSV est en tête. Déi Gréng atteint les 50%.

RTL et le Luxemburger Wort ont publié mardi une nouvelle édition du Politmonitor, dont le premier volet décline plusieurs questions axées sur la confiance. 

Le sondage conduit par TNS Ilres a été mené auprès d’un échantillon de 1.020 personnes résidentes de nationalité luxembourgeoise et de plus de 18 ans. Les questions ont été posées par téléphone (49,6%) et en ligne (50,4%), du 9 au 21 novembre dernier, après les élections communales.

Force est de constater d’emblée que les niveaux records de confiance relevés par la Banque centrale du Luxembourg auprès des consommateurs se retrouvent dans le Politmonitor. 72% des sondés trouvent la situation économique du pays bonne, 17% très bonne. Des résultats qui renvoient aux perspectives positives pour la conjoncture présentées mardi par le Statec. Pour 32% des sondés, le gouvernement n’a pas le contrôle de la situation du pays. À l’inverse, l’exécutif rassure pour 62%. 

Confiance dans le gouvernement… et le CSV

Les partis politiques engrangent dans l’ensemble des notes de confiance en hausse, hormis la dégringolade de l’ADR, qui perd 10 points de janvier à décembre de cette année, passant de 28 à 18%.

Au niveau des partis du gouvernement, depuis le dernier sondage en mai, le LSAP se tasse (de 48 à 47%), Déi Gréng passe de 48 à 50% et le DP de 44 à 45%.

Dans l’opposition, le CSV continue de récolter la note de confiance la plus importante, passant de 56 à 62%. Soit la note la plus élevée depuis juin 2015. Déi Lénk progresse de 26 à 30%.

Alors que la campagne de 2018 a déjà commencé en coulisses ou par conférence de presse et lettre ouverte interposées, le sondage de décembre laisse le champ ouvert pour les législatives à venir. 

La note de confiance accordée à l’opposition est stable à 48% depuis mai 2016, même si elle culminait à 65% en décembre 2013, au lendemain des dernières législatives. Le gouvernement affichait 63% de confiance au même moment.

L’exécutif stabilise son score depuis l’enquête de mai dernier, à 49% de confiance. Le plus mauvais score avait été enregistré en juin 2015 à 33%. L’initiative du référendum était passée par là.

Intérêt pour la chose politique

Élément rassurant dans une démocratie, l’intérêt pour la politique demeure relativement important au vu des résultats du sondage. Les personnes «plutôt intéressées» sont en baisse de 4% à 37%, mais celles «fortement» et «très fortement intéressées» sont en hausse de 3 et 1%, respectivement à 30% et 13%.

Les sondés ont d’ailleurs été moins nombreux à répondre «aucun parti» (19% contre 25% en mai dernier) à la question de la confiance inspirée par l’une des formations politiques.