Législatives 2018

La CLC pose ses priorités aux candidats

19 Juillet 2018 Par Thierry Raizer

La Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) a synthétisé ses revendications en vue des élections législatives. Certaines n’ont pas été entendues durant la mandature, d’autres signifient de revoir des projets entamés ou des décisions prises.

À l’instar de l’UEL, dont elle est membre, la CLC a fait part mercredi de ses demandes et idées en vue des élections législatives 2018. Une série de revendications pensées en faveur du développement du pays, en particulier pour les secteurs du commerce, des transports et des services, qui n’est pas une surprise pour les principaux concernés. 

Ces dernières semaines, les représentants de la CLC ont en effet rencontré les responsables des partis disposant d’un groupe parlementaire (CSV, DP, LSAP, Déi Gréng).

«Suite aux échanges très constructifs, la CLC espère qu’ils porteront leurs fruits et seront retenus lors de la finalisation des programmes des partis», déclare la CLC dans son communiqué de presse.

Si l’on se base sur les décisions et prises de position durant les derniers mois, certaines idées risquent de se heurter au LSAP en particulier, qui veut augmenter le salaire social minimum, un élément estimé important dans le programme du parti. Pour la CLC, «le coût du salaire social minimum ne doit en aucun cas augmenter pour les entreprises de nos secteurs qui peuvent encore recruter des salariés peu ou pas qualifiés». Autre mesure poussée par la frange socialiste du gouvernement, l’adaptation des périodes de référence dans le cadre du temps de travail est jugée «néfaste pour les TPE et PME» par la CLC, qui demande qu’«aucune autre mesure aggravante ne soit prise».

L’importance de la digitalisation

La confédération qui porte la voix des commerçants remet sur le devant de la scène sa demande de «libéralisation totale de la réglementation des heures d’ouverture dans le respect du droit du travail actuel: laisser travailler ceux qui souhaitent travailler». Le ministère de l’Économie avait fait un premier pas pour 2018 suite à la plainte déposée par un boulanger s’estimant lésé par la concurrence d’une station-service voisine. Les heures d’ouverture restent néanmoins en chantier sur le fond. Le DP avait déclaré vouloir mener ce chantier et uniformiser les heures d’ouverture, sur fond de concurrence avec les enseignes de l’autre côté des frontières.

En outre, la CLC demande à «avoir une action déterminée en matière de logement et de mobilité pour que travailler au Luxembourg ne devienne pas impossible à long terme» et à tenir compte de l’importance de la digitalisation «de notre société, de notre économie et de nos entreprises, indépendamment de leur taille».

Fernand Ernster, le président de la CLC, avait livré sa vision de la digitalisation dans le cadre d’une initiative menée par l’UEL: