Allemagne

La chute de Martin Schulz

14 Février 2018 Par Paperjam.lu
Martin Schulz, SPD
Martin Schulz espère que sa démission permettra au parti de repenser sa ligne politique. (Photo: Licence C.C.)

Le leader des socialistes allemands a démissionné avec effet immédiat mardi soir, après avoir dû renoncer au poste de ministre des Affaires étrangères.

La formation – tardive – du nouveau gouvernement en Allemagne correspondra-t-elle à la fin de l’ère de certaines figures politiques? Si Angela Merkel apparaît d’ores et déjà fragilisée, le leader socialiste et ancien président du Parlement européen, Martin Schulz, a été mis sur la sellette par les siens.

Face à la fronde interne subie au sein du SPD, Martin Schulz a annoncé mardi soir qu’il démissionnait avec effet immédiat de la présidence du parti. Il avait déjà annoncé la semaine dernière vouloir quitter la présidence, mais à une échéance de quelques semaines.


Mais la base du parti ne semble pas lui pardonner d’être entré en négociations avec la CDU-CSU d’Angela Merkel, alors que Martin Schulz avait déclaré durant la campagne qu’il ne formerait pas de coalition avec la chancelière sortante. L’idée de voir M. Schulz devenir ministre des Affaires étrangères – un poste pour lequel il était pressenti – aura peut-être aussi été perçue par les militants comme l’acte de trop. 

Andrea Nahles devait succéder à Martin Schulz, mais elle devra finalement attendre un vote au congrès le 22 avril prochain. C’est le maire de Hambourg et probable futur ministre des Finances, Olaf Scholz, qui assurera l’intérim à la tête du SPD, selon plusieurs médias allemands.