Paiements électroniques

La chinoise PingPong monte au filet via Luxembourg

01 Septembre 2017 Par Thierry Raizer
Danielle Kuhn, PingPong.
Les opérations européennes de la société sont dirigées par l’américaine Danielle Kuhn. (Photo: PingPong)

PingPong a choisi le Luxembourg pour établir son siège européen. La fintech chinoise vient de recevoir l’agrément nécessaire pour son activité: les paiements en ligne entre les acteurs chinois du e-commerce et leurs clients européens. 

L’été sur la Place aura décidément été marqué par l’intérêt des acteurs chinois pour le Luxembourg. Après la confirmation de l’arrivée d’une 7e banque, China Everbright Bank, et le changement d’actionnaire principal à la Bil, voici l’obtention de la première licence d’établissement de paiement pour une fintech chinoise: PingPong.

Et les parties prenantes du dossier se félicitent d’autant que la récipiendaire a fait du Grand-Duché son port d’attache pour le marché européen.

Discrète depuis son arrivée au Luxembourg en décembre 2016 avec la constitution de PingPong Europe S.A, celle qui caresse de grandes ambitions internationales passe de l’ombre à la lumière ce vendredi à l’occasion d’une réception au ministère des Finances. C'est d'ailleurs lors d’une mission financière menée en Chine en octobre dernier par Pierre Gramegna que les contacts ont été noués.

Un projet de centre de recherche

«PingPong a également pour objectif d’établir au Luxembourg un centre de recherche et développement pour l’Europe, déclare Yu Chen, global CEO et chairman de la fintech. Les avantages que le Luxembourg apporte en termes de services financiers, de technologie blockchain et de sécurité informatique offrent de solides fondations pour notre expansion.»

Basée à Hangzhou en Chine depuis 2015, PingPong dispose de bureaux à Shenzhen et Hong Kong ainsi qu’à Tokyo, à New York et à San Francisco, et donc depuis peu au Boulevard Royal à Luxembourg. Son équipe est logée au Lux Future Lab.

Cette arrivée rappelle celle de SnapSwap, start-up née en Californie et qui a établi son QG global à Luxembourg pour proposer un modèle autour de la blockchain dans le paiement mobile. 

À l’instar de SnapSwap, PingPong a été accompagnée par le cabinet d’avocats Schiltz & Schiltz, dirigée par l’ancien ministre des Communications Jean-Louis Schiltz, devenu l’un des promoteurs clés du Luxembourg comme place internationale pour les fintech.