Private banking

La CBP ouvre un bureau à Singapour

19 Novembre 2010 Par Nicolas Raulot
Les clients internationaux apprécient aussi de pouvoir déposer leurs fonds sous différentes juridictions. (Photo: Andrés Lejona/archives)

Fondée en mai 2007, la Compagnie de Banque Privée (CBP) prend pied en Asie. La licence a été obtenue il y a une dizaine de jours.

Trois ans après sa création par Marc Hoffmann et Norbert Becker, la Compagnie de Banque Privée ouvre un bureau à Singapour. La licence a été obtenue il y a une dizaine de jours auprès des autorités locales. Une équipe de six personnes est déjà opérationnelle sur place, mais l’inauguration officielle n’est pas prévue avant le premier trimestre 2011.

La jeune banque privée de Strassen prend donc pied en Asie, à un moment où le centre financier luxembourgeois est confronté à la remise en cause du secret bancaire et aux pressions des autres Etats membres de l’Union européenne en matière d’échanges d’informations fiscales.

Il s’agit pour la CBP de diversifier son portefeuille géographique, de tirer parti d’une région à forte croissance et d’une place financière très dynamique. Les clients internationaux apprécient aussi de pouvoir déposer leurs fonds sous différentes juridictions.

Présence à Paris

La CBP est également présente à Paris, via le multi gestionnaire de fonds FI Select.

Détenue par des capitaux luxembourgeois dont la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat (à 19%), la CBP réfléchissait à cette diversification géographique depuis longtemps.

Dans une interview publiée en juillet dernier dans le magazine paperJam, Marc Hoffmann, président du comité de direction, déclarait: «Nous ne pensons pas être en mesure d’attirer de manière systématique des clients du Moyen-Orient, d’Asie ou d’Amérique Latine. Nous sommes donc convaincus que nous devons avoir un deuxième pied ailleurs.»

A la question, «à quel ailleurs pensez-vous en particulier ?», l’ancien patron de Dexia BIL avait répondu: «Je pense à la Suisse. Ce pays attire une autre clientèle que le Luxembourg, lequel reste une place de prédilection pour attirer une clientèle européenne, tandis que la Suisse est mieux positionnée pour attirer une clientèle en provenance du reste du monde».

Il ajoutait néanmoins: «Nous regardons de très près les opportunités sur le marché asiatique, en particulier Hong Kong et Singapour, avec une petite préférence pour cette dernière. C’est important pour nous, même si ce marché est très difficile. Mais il nous semble indispensable d’y mettre un pied, même modeste.»