Plan social

La Caixa Geral de Depósitos va fermer ses deux agences

26 Juillet 2018 Par Audrey Somnard
La banque d'État portugaise a prévu de fermer ses deux agences de Luxembourg et Esch via un plan social.
La banque d’État portugaise a prévu de fermer ses deux agences de Luxembourg et Esch via un plan social.  (Photo: DR)

La banque d’État portugaise Caixa Geral de Depósitos a décidé de fermer ses deux agences au Luxembourg. 23 salariés sont concernés. Les négociations ont duré 10 jours avec les syndicats, sans espoir d’accord, la banque proposant beaucoup moins que ce qui est habituellement pratiqué. La prochaine étape est à la conciliation dans le courant du mois d’août.

Les 23 employés des deux agences au Luxembourg, rue de la Libération à Esch et avenue de la Liberté à Luxembourg, vont perdre leur emploi après le plan social de Caixa Geral de Depósitos dans le pays.

La maison mère au Portugal a dépêché deux avocats qui ont négocié pendant 10 jours avec une délégation syndicale unie: le LCGB et l’Aleba à la table des négociations, représentant également l’OGBL.

Du jamais vu

Dix jours qui n’ont abouti à... rien, selon l’Aleba: «C’est du jamais vu! La banque est soumise à la convention collective du secteur bancaire. Elle doit s’en tenir à un préavis entre 4 et 12 mois pour les employés, ainsi que des indemnités de départ selon l’ancienneté, entre 1 et 18 mensualités», explique Carla Valente, conseillère juridique en charge du dossier à l’Aleba. «Ça, c’est ce qui est légal, le minimum en quelque sorte. D’habitude, les banques proposent des compensations financières, mais là, c’est juste ridicule. La banque propose quatre fois moins que ce qui est habituellement proposé.»

Pire, d’après les syndicats, les clients vont apprendre par les articles de presse que leur agence va à terme fermer ses portes: «Ils n’ont pas été informés de ce plan social. Rien n’a encore été signé, donc il n’y a pas encore de date de fermeture d’agence, ni de licenciement pour les employés. Mais à seulement quelques jours du début des congés collectifs, cela risque d’affoler les clients», estime Carla Valente.

Avec une proposition jugée donc «ridicule» par les syndicats, l’impasse des négociations va se poursuivre avec une conciliation qui pourrait démarrer dans le courant du mois d’août.