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La blockchain rassemble au niveau européen

12 Avril 2018 Par Jonas Mercier
Mariya Gabriel, commissaire européenne à l’Économie numérique
À l’avenir, «tous les services publics utiliseront la blockchain», a affirmé dans ce contexte Mariya Gabriel, la commissaire européenne à l’Économie numérique. (Photo: EC - Audiovisual Service)

Le Luxembourg et 21 autres pays de l’Union ont signé mardi un partenariat autour de cette technologie, dans le cadre de la Journée du numérique 2018. Un signe qui montre encore un peu plus l’intérêt de Bruxelles pour ce domaine.

Doucement, mais sûrement. Le partenariat de coopération sur la blockchain signé par 22 pays de l’Union européenne mardi montre que les choses continuent de bouger autour de cette technologie sur le Vieux Continent.

Deux mois après avoir lancé un Observatoire-forum censé «mettre en lumière les grandes évolutions de cette technologie» et «renforcer l’engagement européen auprès de plusieurs parties prenantes actives dans ce domaine», Bruxelles ajoute une nouvelle corde au puissant arc que promet de fournir la blockchain.

La Commission a annoncé mardi, lors de la Journée du numérique 2018, un partenariat paneuropéen autour de cette technologie. 22 pays l’ont signé. Très actif dans ce secteur, notamment avec l’initiative public-privé Infrachain, le Luxembourg fait bien évidemment partie des signataires.


Une blockchain pour «les services publics»

L’objectif de ce partenariat est de faciliter l’échange d’expérience entre les États, autant en matière technique que réglementaire. Mais c’est aussi une répétition générale pour le lancement «d’applications de la technologie à l’échelle du marché unique numérique», un projet sur lequel la Commission planche.

En effet, la Commission explique que cette coopération «étroite» entre les États membres vise à éviter «les approches fragmentées» et garantir «l’interopérabilité et un déploiement plus large des services basés sur la blockchain».

«À l’avenir, tous les services publics utiliseront la blockchain», a affirmé dans ce contexte Mariya Gabriel, la commissaire européenne à l’Économie numérique. Selon elle, cette technologie ne se limite donc pas seulement au secteur financier. «Il s’agit d’une excellente occasion pour l’Europe et les États membres de repenser leurs systèmes d’information.»