Brexit

La Banque d’Angleterre dévoile son scénario du pire

29 Novembre 2018 Par Jonas Mercier
La Banque d'Angleterre
La valeur de la livre sterling pourrait également chuter d’un quart, selon la Banque d’Angleterre. (Photo: Shutterstock)

Le gouverneur de l’institution prévoit une récession «pire que la crise financière» pour le Royaume-Uni, en cas d’un no deal «désordonné». Il s’agit toutefois d’un scénario, et non pas d’une prévision, précise la Banque centrale.

Alors que le vote du Parlement britannique sur l’accord trouvé entre Bruxelles et Londres est plus qu’incertain, la Banque d’Angleterre décrit une situation chaotique pour l’économie de l’île en cas de no deal.

Lors d’une conférence de presse, mercredi, le gouverneur de l’institution, Mark Carney, affirme que la contraction du PIB du Royaume-Uni pourrait atteindre les 8% «s’il n’y a pas de période de transition» après la sortie du pays de l’Union européenne, et que les prix des logements chuteraient de près d’un tiers.

La livre sterling pourrait également perdre un quart de sa valeur. La vision présentée estime encore que la croissance devrait reprendre seulement à partir de fin 2023.

Il s’agit toutefois d’un scénario du pire, et non pas d’une prévision, a précisé Mark Carney. Cette annonce intervient alors que le Trésor britannique a indiqué un peu plus tôt dans la semaine que la situation économique du pays serait pire qu’actuellement, peu importe la forme que prendrait le Brexit.