Communales 2017

J-30 avant le passage aux urnes

08 Septembre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
communales 2017 Luxembourg
Le 8 octobre 2017, 284.577 électeurs, luxembourgeois et étrangers, devront se rendre aux urnes pour élire les nouveaux dirigeants des 105 communes du pays. (Photo: Maison Moderne/archive)

Le 8 octobre prochain, les 284.577 électeurs inscrits – luxembourgeois et étrangers – sur les listes électorales s’exprimeront pour renouveler le personnel politique de leurs communes. Zoom sur la situation dans les cinq communes les plus peuplées du Grand-Duché.

Dans un mois, jour pour jour, se tiendront les élections communales luxembourgeoises. Le premier des trois scrutins qui attendent les électeurs d’ici à 2019, avant les élections législatives et les européennes. Considérées par certains comme un indicateur pour les élections nationales de 2018, ces élections communales n’en demeurent pas moins à part, tant sur les enjeux, que par la composition du corps électoral.

Car à la différence des législatives, les non-Luxembourgeois possèdent le droit de vote, qu’ils soient ressortissants de l’Union européenne ou non. Seule condition imposée par la loi électorale: résider depuis au moins cinq ans au Luxembourg au moment de leur inscription sur les listes électorales. Selon le décompte officiel du ministère de l’Intérieur, 34.634 étrangers ont effectué les démarches, sur les 284.577 électeurs enregistrés. Soit 12,1%, alors même qu’ils représentent 47% de la population résidente.

Dans la capitale, pourtant peuplée par 70% de résidents étrangers, le passage aux urnes ne concernera qu’une minorité puisque malgré la campagne de promotion, un résident sur cinq (19%) ne sera pas en possession du passeport luxembourgeois.

Avec des thèmes tournant principalement autour des questions de logement, de mobilité et du vivre-ensemble, les partis en lice cherchent à faire évoluer les équilibres actuels. Que ce soit pour conforter leur position de principale force politique ou pour renverser la situation issue des dernières élections. Des situations au périmètre fluctuant en fonction des alliances politiques locales comme le montrent les compositions des conseils municipaux des cinq communes les plus peuplées du pays.

À Luxembourg-ville (114.303 habitants au 1er janvier 2017), où le DP est aux commandes de manière ininterrompue depuis 1970, la coalition actuelle est composée des Libéraux et de Déi Gréng. Avec 10 sièges obtenus en 2011, soit plus que le CSV et le LSAP réunis, le DP se trouvait alors en position de force dans la capitale: Xavier Bettel – alors député – avait été la personne la mieux élue, devant le bourgmestre sortant, Paul Helminger. Son départ en 2013 pour le ministère d’État avait permis le retour de Lydie Polfer dans le fauteuil de bourgmestre. Cette dernière occupe à nouveau la tête de liste pour ces élections. Son partenaire de coalition, Déi Gréng, est mené dans cette élection par le duo Tanson-Benoy. La liste LSAP, pour sa part, est conduite par Marc Angel et Cathy Fayot, tandis que celle du CSV l’est par Serge Wilmes.

À Esch-sur-Alzette (34.378 habitants), le LSAP domine le conseil communal avec neuf sièges obtenus lors du scrutin de 2011, un nombre identique à celui décroché en 2005. La coalition actuelle est menée avec Déi Gréng.

À Differdange (25.402 habitants), même si le DP a obtenu sept sièges en 2011, le départ de Claude Meisch du fauteuil de bourgmestre a affaibli le parti, incapable de constituer une coalition. Déi Gréng s’est alors allié avec le CSV et le LSAP pour diriger la troisième ville du pays.

Situation encore différente à Dudelange (20.480 habitants), où le LSAP possède encore une fois la majorité absolue.

Enfin, à Pétange (18.238 habitants), le CSV est arrivé en tête en 2011, avec huit sièges. La coalition en vigueur est réalisée avec le LSAP.