Partenariat public-privé

iTravel et Nektria, les deux premières pépites du Digital Tech Fund

10 Juillet 2017 Par Jean-Michel Gaudron
Présentation DTF
Le Digital Tech Fund a présenté ce lundi ses deux premiers investissements. (Photo: Maison Moderne)

Le fonds d’investissement public-privé lancé l’année dernière a présenté ce lundi les deux premiers dossiers pour lesquels un million d’euros a été engagé au total.

Un an après son lancement officiel, le Digital Tech Fund (DTF), fonds d’investissement de 20 millions issu d’un partenariat public-privé, a présenté ce lundi ses deux premiers investissements.

Il s’agit du tour opérateur 100% digital iTravel et du service d’optimisation des processus de commandes online Nektria. Dans chacun des deux cas, DTF a annoncé l’injection d’un montant de 500.000 euros décidé au terme d’un processus complet d’analyse.

«Nous avons reçu plus de 2.000 dossiers en 12 mois. Un peu plus de 200 étaient éligibles. C’est deux fois plus que ce que nous avions envisagé au départ», a expliqué Alain Rodermann, managing partner d'Expon Capital, gestionnaire du fonds. «Dans le cas de iTravel, les 500.000 euros que DTF a investis ont pu servir de levier, le tour de table global ayant été de plus de 2 millions d’euros. Pour Nektria, c'est la même situation, le tour de table global pourrait même atteindre très vite 3 millions.»

iTravel se présente comme le tout premier tour opérateur intégralement digital. «Nous proposons aux consommateurs de composer intégralement leurs voyages à partir de notre site», a expliqué Axel Schmiegelow, son CEO. «Nous ne renvoyons pas les clients vers un autre prestataire. Nous nouons une relation contractuelle avec le consommateur et avec le prestataire du séjour sur place.» iTravel propose pour l’instant plus de 4.600 voyages différents à composer dans 64 destinations différentes.

Une dizaine de recrutements à venir

Disponible pour l’instant uniquement en version allemande, le site itravel.de sera décliné rapidement en versions anglaise et française dans quelques mois. La société compte immédiatement embaucher une dizaine de personnes au Luxembourg dans les 12 prochains mois et table sur des investissements de 2 à 2,5 millions d’euros sur les trois années à venir pour atteindre 150 salariés pour l’ensemble du groupe, dont la moitié établie au Luxembourg.

Nektria, pour sa part, est un acteur de type «software as a service». La société, qui dispose d’une entité légale au Luxembourg depuis quelques semaines, propose une solution permettant d’optimiser les processus de livraison des commandes online, à l’avantage à la fois du consommateur, capable de choisir avec précision son créneau de livraison, mais aussi de la société qui opère la livraison. «Jusqu’à 60% des processus de commandes passées sur internet sont interrompus avant leur terme, car le consommateur ne trouve pas satisfaction dans les options de livraison, que ce soit en termes de créneau horaire ou de prix», a expliqué Javier Juncadella, CEO de Nektria.

En moyenne, des fonds comme le nôtre bouclent entre trois et quatre dossiers par an.

Alain Rodermann, managing partner d'Expon Capital

Les premiers recrutements de la société (quatre personnes, dont trois développeurs) sont attendus en septembre. Une dizaine, au total, sont planifiés pour les 12 mois à venir.

«Les processus de décision pour ce type d’opération peuvent prendre entre 6 et 18 mois. C’est pour cela que nous n’avons finalisé que deux dossiers depuis un an», a expliqué Alain Rodermann (Expon Capital). «En moyenne, des fonds comme le nôtre bouclent entre trois et quatre dossiers par an.»

Dans ces deux premiers dossiers, Expon et les autres parties prenantes ont reconnu unanimement la qualité des services proposés, la position concurrentielle sur le marché et le potentiel de croissance. «Mais nous avons aussi noté le professionnalisme de leurs dirigeants, que nous jugeons à même d’exécuter les promesses annoncées», affirme M. Rodermann.

Si les deux premiers investissements annoncés concernent deux sociétés qui viennent s’établir au Grand-Duché pour s’y développer, le troisième pourrait concerner une société qui a été créée au Luxembourg… Affaire à suivre…