Opération

Inowai pousse ses murs

30 Octobre 2018 Par Jean-Michel Lalieu
Vincent Bechet: «Inowai veut s’imposer au-delà du Luxembourg.»
Vincent Bechet: «Inowai veut s’imposer au-delà du Luxembourg.» (Photo: Eric Chenal)

En juillet dernier, Inowai a accueilli la Compagnie Financière La Luxembourgeoise dans son actionnariat. L’objectif est de faire rayonner la marque hors des frontières.

En 2020, Inowai célébrera ses 20 ans. Avec un peu d’avance, ses responsables ont convié de nouveaux amis à la fête. Au cœur de l’été, la société spécialisée dans l’immobilier a en effet annoncé une opération avec la Compagnie Financière La Luxembourgeoise. La maison mère de l’assureur Lalux a pris une participation – dont le montant est gardé secret – afin de soutenir Inowai dans ses futurs développements. L’opération a été réalisée par vente d’actions. Les trois partners – Vincent Bechet, managing director, Marc Baertz et Jean-Nicolas Montrieux – ont par ailleurs ouvert les portes à un quatrième partner, Tehdi-Édouard Babigeon.

Désormais, le conseil d’administration sera composé de deux représentants de La Luxem­bourgeoise et de trois membres d’Inowai. « Nous avons trouvé un grand frère dont les activités se résument à des participations dans des boîtes diverses et dont l’esprit entrepreneurial est totalement en phase avec le nôtre », précise Vincent Bechet, managing director. Du côté de La Luxembourgeoise, on se montre discret sur l’intérêt de l’opération.

Partager le capital avec un groupe financier plutôt qu’un autre opérateur immobilier

Son administrateur délégué, Pit Hentgen, nous précise simplement que «la Cie Finan­cière La Luxem­bourgeoise a fait un investissement purement financier, sera un actionnaire stable, et n’interviendra pas au niveau opérationnel». Les responsables d’Inowai, quant à eux, disent se réjouir de voir à leurs côtés un partenaire sérieux qui, en tant qu’assureur, leur apportera son expertise d’investisseur. Vincent Bechet convient aussi que la volonté était claire de partager le capital avec un groupe financier plutôt qu’un autre opérateur immobilier, bien que Lalux soit un investisseur immobilier par ailleurs. 

«Il est également évident que ce nouveau partenaire n’est pas rentré dans notre capital pour se contenter d’une situation de statu quo, poursuit le responsable d’Inowai. Il veut nous voir grandir.» À ce niveau, les nouvelles pistes s’orientent vers le segment résidentiel et le développement hors des frontières. «Depuis 2014, nous avons beaucoup investi dans la marque Inowai. Nos nouveaux actionnaires sont convaincus de la force de cette marque, mais au regard des efforts réalisés pour l’imposer, elle doit pouvoir s’imposer ailleurs qu’au Luxembourg», poursuit Vincent Bechet. Et dans un premier temps, il vise clairement le marché de la Grande Région.

Objectif: les villes secondaires

Inowai ne part pas de zéro. La société est déjà présente en France, principalement dans le segment des centres commerciaux de périphérie. Elle vise surtout les secondes villes françaises – de la taille de Metz et Thionville – dans le nord et l’est de la France. «Notre objectif est de faire grandir l’équipe d’Inowai en France, qui ne compte que deux personnes. Ça se fera par croissance interne ou externe, nous ne sommes pas fermés à l’idée de racheter un autre acteur du marché.»

L’expert immobilier luxembourgeois envisage aussi un retour sur le marché belge, où il a tenté sa chance par le passé. «Nous avions voulu entrer en créant une activité dans le property management, qui est le segment concur­rentiel. Nous réfléchirons cette fois à la meilleure activité pour ce marché», explique le responsable d’Inowai. Mais la nouvelle équipe est claire, Inowai doit rimer avec immobilier ailleurs qu’au Grand-Duché.