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Impact énergétique de l’ICT: une fatalité?

17 Janvier 2018 Par Nicolas Sanitas- Post Luxembourg
 (Photo: Post Luxembourg)

Les usages numériques explosent, et avec eux la consommation d’énergie. En 2012, elle représentait 4,7% de la consommation totale d’électricité de la planète. Faut-il s’en inquiéter? L’Académie des Technologies dans un rapport récent prévoit une hausse de la consommation énergétique d’ici 2020. Mais elle ne serait pas proportionnelle à la formidable expansion des usages numériques. Pourquoi? Parce que les progrès technologiques devraient permettre de limiter l’impact de l’ICT sur l’environnement. Tour d’horizon.

PERTES D’ÉNERGIES ET ÉMISSIONS DE CO₂

Tout procédé de transformation produit de l’énergie. Dans la construction, les engins dégagent de la chaleur. Lorsque l’énergie émise n’est pas réemployée, pour produire de l’électricité ou chauffer un préfabriqué de chantier par exemple… On l’appelle énergie fatale.

La sidérurgie, la chimie, l’agro-alimentaire produisent ainsi une grosse quantité de chaleur qui se perd dans l’atmosphère.

C’est également le cas des technologies de l’information. Les calories dissipées par les machines chargées de produire et stocker les données ne sont que très rarement valorisées.

En termes d’émissions de CO₂, internet et son besoin croissant en serveurs seraient responsables de 2% des émissions liées à l’activité humaine selon Gartner. Soit l’équivalent du transport aérien. Mais contrairement à l’aviation, les datacentres ou nos smartphones ne sont pas dépendants des énergies fossiles.

UTILISER L’ÉNERGIE DES DATACENTRES

Ces vastes usines de données représentent une production de chaleur à grande échelle qui n’est pas sans impact sur l’environnement. Des initiatives permettent aujourd’hui de limiter ce gaspillage énergétique en la réutilisant, principalement à des fins de chauffage.

Ainsi, la piscine de la Butte aux Cailles à Paris accueille désormais en sous-sol des serveurs informatiques. Un petit datacentre qui va servir de chaudière numérique, sur le même principe qu’une friteuse. Les ordinateurs sont placés dans de gros cubes en inox remplis d’huile de moteur. Les serveurs vont chauffer l’huile à 50 degrés et par un jeu d’échangeurs thermiques, ces calories vont chauffer les bassins. Cela représente 30% d’émissions de gaz à effet de serre en moins.

À l’Université de Bourgogne, le datacentre permet quant à lui de couvrir 5 à 8% des besoins en chauffage du campus de 115 hectares.

Si nos usines à données restent gourmandes en énergie, l’utilisation de la chaleur qu’elles produisent devrait prochainement s’étendre aux gymnases, aux hôpitaux, etc.

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