Mobilité

Grèves sur les rails français et belge

26 Juin 2018 Par Paperjam.lu
Un horaire a été établi pour le mercredi 27 juin, par exemple, pour la ligne Nancy-Metz-Luxembourg sens aller et retour. (Photo: CFL / Archives)

La fin de semaine s’annonce compliquée pour les frontaliers. Les réseaux ferroviaires des deux pays frontaliers sont touchés par un arrêt de travail à un jour d’intervalle.

Ces mercredi et jeudi, une nouvelle grève est annoncée sur le rail français. Vendredi et samedi, le trafic ferroviaire belge sera à son tour paralysé. Le voyage des frontaliers risque donc d’être perturbé. Ce mercredi, 3 TER sur 5 circulent. 4 TGV sur 5. Et on compte 3 Intercités sur 5. En Belgique, on ne connaît pas, pour l’heure, l’ampleur de la grève nationale. Les lignes vers le Luxembourg et Bruxelles pourraient être touchées par le mouvement.

En Belgique, certains trains devraient tout de même circuler, sans que l’impact précis ne soit connu à ce jour. La SNCB met en place pour la première fois un service minimum. «Ce service alternatif de trains» sera organisé en fonction du personnel actif les jours de la grève (du 28 juin à partir de 22h jusqu’au 30 juin 22h). Il est possible de planifier son voyage à partir de la veille du départ.

De son côté, la SNCF communique sur son site les horaires de circulation du lendemain, chaque jour à partir de 17h. Pour mercredi, un horaire a été établi pour la ligne Nancy-Metz-Luxembourg sens aller et retour.

Mécontentement des cheminots

Les cheminots belges et français s’opposent chacun de leur côté à de nouvelles réformes. Le mouvement belge initié par le syndicat socialiste CGSP entend protester contre le projet de loi de réforme des pensions. Les employés du rail craignent un rallongement du temps de carrière et un montant des retraites à la baisse.

Tandis qu’en France, les syndicats de la SNCF veulent le retrait du pacte ferroviaire. La réforme menée par la ministre des Transports prévoit, entre autres, l’ouverture à la concurrence en 2019 pour les trains régionaux (2020 pour les TGV) et la suppression du statut de cheminot pour les nouvelles embauches. Avec ces deux nouveaux jours d’action, les employés de la SNCF comptent un total de 36 jours de grève depuis le début du mouvement lancé le 3 avril dernier.

À noter également que les utilisateurs du train vers la Belgique connaîtront d’autres perturbations dans les semaines à venir, en raison de travaux cette fois-ci. Entre le 14 juillet et le 16 septembre, aucun train de la ligne 50 entre Luxembourg et Arlon ne circulera dans les deux sens. Ils seront remplacés par des bus.