Départ de Jeroen Dijsselbloem

Gramegna cité pour présider l’Eurogroupe

10 Octobre 2017 Par Thierry Raizer

Le ministre des Finances est cité pour succéder à Jeroen Dijsselbloem en tant que président de l’Eurogroup qui s’est réuni hier à Luxembourg. L’Ecofin de ce mardi, qui se déroule aussi au Kirchberg, était l’occasion pour Pierre Gramegna de rappeler son opposition au changement dans la supervision des fonds en Europe.

Le ministre des Finances luxembourgeois, Pierre Gramegna, va-t-il partir en campagne dans les prochaines semaines pour devenir le président de l’Eurogroupe? Son ministère ne veut pas commenter les articles parus dans différents médias, dont Bloomberg, qui placent M. Gramegna en potentiel successeur du Néerlandais Jeroen Dijsselbloem.

Ce dernier avait succédé à Jean-Claude Juncker. L’ancien Premier ministre luxembourgeois et actuel président de la Commission européenne a présidé l’Eurogroupe de 2005 à 2013.

En partance de son poste de ministre des Finances en raison de la formation d’un nouveau gouvernement aux Pays-Bas, Jeroen Dijsselbloem s’est vu confirmé lundi par ses pairs jusqu’au terme de son mandat (de deux ans et demi renouvelables) en janvier prochain. En poste depuis cinq ans, il était proche de Wolfgang Schäuble. Le ministre allemand a d’ailleurs été célébré lundi à Luxembourg lors de sa dernière réunion de l’Eurogroupe avant son arrivée à la présidence du Bundestag fin du mois, suite aux élections législatives allemandes.

Ce n’est pas une bonne idée.

Pierre Gramegna, ministre des Finances

Ce mardi, les ministres européens de l’Économie et des Finances étaient réunis pour un Conseil. L’occasion pour Pierre Gramegna de rappeler son opposition au projet de la Commission européenne de revoir la supervision des fonds en Europe, avec un transfert partiel du niveau national vers le niveau européen via l’Esma (l’Autorité européenne des marchés financiers basée à Paris)

«Nous devrions continuer à nous assurer que le marché unique est attractif pour les capitaux étrangers», a déclaré Pierre Gramegna à CNBC.